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Portrait : Dalcha Lungiambula, une nouvelle histoire s’écrit à l’UFC

Dalcha Lungiambula, une nouvelle histoire s’écrit à l’UFC

Un deuxième Congolais à l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus prestigieuse ligue d’arts martiaux mixtes (MMA) au monde. Il s’agit de Dalcha Lungiambula. Après avoir régné sur l’EFC, une ligue sud-africaine, Dalcha Lungiambula compte bien briller au sein de l’UFC.

La passion de Dalcha Lungiambula pour les sports de combat est née alors qu’il n’avait que 8 ans, un jour où son père lui a offert une tenue de karaté (« keikogi »). « J’ai vu le dessin sur le kimono et je me suis immédiatement intéressé aux arts martiaux, raconte ce Congolais né à Kinshasa. Il représentait un karatéka qui poussait un kiai (le cri, en karaté), ça m’a inspiré. J’ai voulu devenir un maître en arts martiaux et un sportif. C’est là que tout a commencé ».

Il opte enfin pour le judo une discipline dans laquelle il s’en sort plutôt bien. Dalcha Lungiambula se souvient même avoir été champion national en RDC et défendu les couleurs de son pays. J’ai été partout, grâce au judo. J’ai participé aux Championnats du monde, en Thaïlande (les Mondiaux juniors 2008,) », se remémore Dalcha. Le Kinois garde un bon souvenir de ses jeunes années, passées à l’école et sur les tatamis d’un club de la commune de Ngiri-Ngiri. « Ma vie, c’était le sport, assure-t-il. Après l’école, je passais tout mon temps au judo. Si l’entraînement commençait à 16 heures, j’étais là une heure avant le début, pour disposer le matériel ».

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Il décide de se battre contre la fatalité

La vie est faite de tellement d’incertitude que l’on peut difficilement prévoir l’avenir. Des difficultés financières auxquelles devrait faire face le père du champion, ont contraint Dalcha Lungiambula à s’installer en 2009 en Afrique du Sud pour chercher quelques opportunités. « Je me suis dit qu’il était temps, pour moi aussi d’aider mes parents, de rester et de me battre, comme un homme », a-t-il affirmé. Malgré toutes les difficultés qu’il a pu rencontrer, il sait battu jusqu’au bout.

Enfin prêt pour de nouvelles explorations

« Je travaillais comme agent de sécurité dans un bar. Et, un jour, un client m’a parlé du MMA. C’est à ce moment-là que je me suis intéressé à cette discipline. Ce client m’a dit qu’avec le MMA, on pouvait gagner de l’argent. C’était une opportunité », narre Dalcha après quelques mois passé à Johannesburg.

Un nouveau chapitre de sa vie venait de démarrer

Dalcha rejoint alors un club local où il livre quelques combats amateurs avant d’être repéré en 2014 par l’Extreme Fighting Championship (EFC), l’une des meilleures ligues professionnelles d’Afrique. À l’EFC, Dalcha Lungiambula se montre irrésistible, si l’on excepte une unique défaite (en 2015) en dix combats. À tel point que, après avoir gagné puis conservé la ceinture de roi des lourds-légers, celui qu’on surnomme « Champion » sollicite un affrontement avec le patron des poids lourds, Andrew van Zyl, en juin 2018, avec à la clé une la victoire.

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Se sentant suffisamment prêt après à s’attaquer à l’Everest du MMA, l’Ultimate Fighting Championship (UFC), il signe en décembre 2018 un contrat avec l’UFC.

À l’UFC, ça promet

Dalcha Lungiambula, fait une brillante entrée à l’UFC. Il fait ses premiers pas aux États-Unis, en juin 2019, à Minneapolis. Il s’y impose avec brio face à l’Américain Dequan Townsend. Son courage et sa détermination sont si fort que personne ni rien ne l’arrête. « Je suis un grand champion. Si j’y suis parvenu en Afrique, je peux le faire dans le monde entier. Moi, j’ai une conviction bien personnelle : c’est que rien ne m’empêchera d’atteindre mon objectif », c’est sa déclaration en Amérique face aux intimidateurs. «  Si vous regardez l’UFC, nous sommes de plus en plus nombreux, l’Afrique arrive. Je pense qu’on va conquérir tous les titres. It’s time for Africa to shine », ajoute le champion avec beaucoup de conviction.

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La RDC, le prochain défi à relever

Populaire auprès de la communauté congolaise d’Afrique du Sud, Dalcha Lungiambula reste en effet relativement anonyme en RDC. Avec un deuxième succès l’UFC et un onzième en douze combats pros de MMA, il espère bien, par ailleurs, être davantage (re)connu dans son pays. « Le MMA n’a pas vraiment d’influence au Congo. Les gens ne connaissent pas cette discipline, contrairement à ce qu’il peut se passer en Afrique du Sud, en Angola ou au Nigeria, des pays qui ont des champions, assure-t-il. Mais je sais qu’un jour, mon souhait se réalisera : je rentrerai dans mon pays et je dirai qui je suis. Et, pourquoi pas, rencontrer le président Félix Tshilombo Tshisekedi, comme le boxeur Junior Ilunga Makabu l’a fait, après avoir combattu en Russie ».

Dalcha Lungiambula, le 9 novembre à Moscou, sera face au Russe Magomed Ankalaev. « Il est rapide, puissant et intelligent, admet-il. Mais s’il est fort, je serai plus fort que lui. S’il est intelligent, je serai plus intelligent que lui. Sur tous les plans, je ferai le double de ce qu’il fera ».

Source : Rfi afrique sport

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