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Interview Exclusive: Valentine Alvares nous parle de ses projets futurs avec Mon Africa, sa nouvelle sortie musicale

Interview Exclusive Valentine Alvares nous parle de ses projets futurs avec Mon Africa, sa nouvelle sortie musicale

Plus besoin de la présenter puisqu’elle est déjà connue de tous. Valentine Alvares est une artiste de la chanson togolaise, l’une des rares dans la sphère musicale du pays a proposé des textes forts et porteurs de messages. Malgré la diversité et la naissance de nouvelles tendances, elle garde le cap. Et si vous déjà écoutez Mon Africa, son dernier titre en date du 4 août dernier, vous nous donneriez sûrement raison. Elle est tout simplement unique en son genre et ne cesse de surprendre à chacune de ses sorties.

Une semaine après la sortie de son single Mon Africa, elle nous fait l’honneur de répondre à notre rédaction. Rencontre avec une artiste fidèle à ses convictions révélée au public en 2014 avec « Osons », le titre qui lance sa carrière musicale.

Ocean’s News : Bonjour Valentine Alvares. On vous connaît pour votre très belle voix mais aussi pour vos engagements, notamment en faveur des réfugiés et des enfants défavorisés. Quel combat portez-vous cette fois avec la sortie de votre nouveau single : Mon Africa ?

Valentine Alvares : Bonjour à vous et à tous les courageux lecteurs du magazine Ocean’s News. Mon Africa n‘est qu’une petite chanson  légère faite de joie de vivre de couleur et de danse. Derrière cela se dessine une certaine idée du panafricanisme, l’ouverture des frontières, la monnaie unique, le retour de notre histoire continentale qui fait partie de notre patrimoine commun. C’est une chanson sur l’Afrique Unie.

Ocean’s News : Dans cette chanson, on a l’impression que vous tentez un tour d’Afrique, en passant par le désert, le Mali, le Burkina, l’Afrique du sud, Kinshasa… Êtes-vous sûr de n’avoir oublié personne ?

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Valentine Alvares : En trois (3) minutes trente on ne peut qu’effleurer un thème, le survoler et comme vous faites allusion au fait que je n’ai pas cité le Togo dans ma chanson, je vous rassure ; Dans Mon Africa le Togo est bien là, représenté par la modeste chanteuse que je suis.  Dans ce texte, je fais référence à Mandela, à Sankara, au township de Soweto d’où parti la révolte en Afrique du Sud, mais aussi à Toumani Diabaté et à une ancienne chanson qui dit « Je suis allé à Kinshasa et j’ai trop souffert… » Du chanteur Tchadien Maitre Gazonga qui raconte comment on pouvait être un étranger sur son propre continent. Les choses sont heureusement en train de changer.

Ocean’s News : Qu’est-ce qui fait que vous êtes si différente de vos consœurs togolaises, dans votre style musical, vestimentaire mais aussi dans votre attitude face aux médias et dans votre attitude en général

Valentine Alvares : Il y a plusieurs manières d’aborder la carrière d’artiste, soit on regarde ce qui fonctionne déjà auprès du public et on essaie de se conformer à cette tendance, soit on invente un style qui vous est propre avec le risque que ça ne plaise pas. J’ai choisi cette deuxième option en sachant par avance que ce sera plus difficile à imposer mais avec la satisfaction de chanter ce que je suis au fond de moi et d’aborder les thèmes que j’aime. Ce choix se traduit aussi dans mon look et même dans mon attitude face à la promo et aux médias que je consomme avec modération.

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Ocean’s News : Est-ce que vous avez le sentiment que le public togolais vous suit et adhère à votre projet musical ou visez-vous plutôt une carrière à l’international ?

Valentine Alvares : On ne peut pas se détacher de sa base. Je suis née au Togo, ce sont mes racines, mon arbre, et c’est le public togolais qui me porte et me pousse à aller plus loin et à le représenter partout où je passe et où je chante. Mon Africa est une chanson togolaise à destination de toute l’Afrique.

Ocean’s News : Comment se fait-il que vous n’utilisiez que très peu le vernaculaire dans vos chansons ?

Valentine Alvares : Mon rapport avec notre langue locale est complexe. Même si j’écris parfois des chansons en Mina, la majorité de mes textes sont en français. Chanter pour un seul peuple ne me convient pas et j’ai besoin d’ouvrir mon message au plus grand nombre en utilisant une langue parlée par plus de 300 millions de personnes à travers le monde afin de raconter mes petites histoires. Je constate qu’à Lomé, les chanteurs chantent en Ewé, et les journalistes traduisent leurs paroles en français pour faire leur article. Très peu pour moi.

Valentine Alvares
Valentine Alvares

Ocean’s News : De quoi êtes-vous le plus fière depuis le début de votre carrière ?

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Valentine Alvares : Sans doute d’être restée fidèle à ma ligne artistique de départ, d’avoir écouté et entendu les conseils et parfois les critiques sans jamais dévier de mon objectif, d’avoir créé mon propre style qui ne ressemble à aucun autre artiste, d’être toujours restée moi-même.

Ocean’s News : Vous avez mille projets d’avenir j’imagine ! Parlez nous de ceux qui vous tiennent le plus à cœur.

Valentine Alvares : Mon tout premier projet est la réalisation du vidéo-clip de Mon Africa que nous tournerons les jours prochains aux portes du désert. Ensuite je prépare mon second album qui sortira dans les mois prochains. Pour finir, ceux qui me connaissent savent que je suis une chanteuse live et je reste à l’affut de dates de concerts pour faire tourner mon groupe de vaillants musiciens togolais sur les scènes du monde.

Ocean’s News : Pensez-vous que votre chanson Mon Africa ira loin et jusqu’où pensez vous qu’elle s’élèvera ?

Valentine Alvares : L’air de rien, sortir une chanson c’est toute une histoire. Il faut penser et écrire le texte,  composer la musique, trouver la bonne couleur avec mon arrangeur Mr Kurones ou mon guitariste David Agbolo, entrer en studio, faire le clip, la promo etc. Quand la chanson sort enfin, on est persuadé que c’est la dernière merveille et que le monde entier va s’emparer de ce refrain inoubliable (rires). Mais au bout du compte seul le public décide s’il a reçu votre message et ressentit vos émotions. Et ça, personne ne peut le prévoir à l’avance.

Ocean’s News : Justement, avez-vous un message pour votre public ?

Valentine Alvares : Cher public, dans la vie il y a l’amour, la famille, le boulot, les ennuis, les emmerdes, les joies et les bonheurs, l’abondance et le manque et puis il y a la musique, qui accompagne et souligne tous ces instants. Continuez d’aimer la musique car on n’oublie jamais une musique qu’on a aimée.

Propos recueillis par Aimé APEDOH

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