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Maroc : la musique gnaoua inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco

La musique gnaoua inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco

Le jeudi 12 décembre 2019 restera une date historique pour le Maroc et la musique gnaoua. Cette musique, désormais inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco, remonte au moins au XVIe siècle.

La musique gnaoua, est une tradition perpétuée au Maroc par les descendants d’anciens esclaves venus d’Afrique subsaharienne. Le jeudi 12 décembre 2019, elle a été inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco.

La musique gnaoua se rapporte à un « ensemble de productions musicales, de performances, de pratiques confrériques et de rituels à vocation thérapeutique où le profane se mêle au sacré ». La musique gnaoua associe rituels africains et culte des saints vénérés par les populations locales.  

Les musiciens gnaoua

Les musiciens gnaoua jouent du guembri, une sorte de luth-tambour à trois cordes composée d’un manche rond qui s’enfonce dans une caisse de résonance en peau de dromadaire, accompagnés par des castagnettes en acier appelés qraqeb. 

Les musiciens gnaoua sont vêtus de costumes colorés. Ils pratiquent un rituel de possession thérapeutique sous forme d’une veillée de rythmes et de transe où se mêlent des pratiques africaines ancestrales, des influences arabo-musulmanes et des manifestations culturelles berbères autochtones.

La musique gnaoua remonte au moins au XVIe siècle, en liaison avec « des groupes et des individus issus de l’esclavage et de la traite négrière ». Elle représente aujourd’hui une des multiples facettes de l’identité culturelle marocaine.

Un festival à Essaouira

La tradition gnaoua a été largement popularisée par le Festival Essaouira. Il a été créé en 1997 dans la citadelle fortifiée accrochée à une presqu’île rocheuse au bord de l’Atlantique, dans le sud du Maroc. Le festival propose un métissage musical assez unique.

Jusque-là, la confrérie gnaoua était peu connue, voire marginalisée. Désormais, sa réputation attire chaque année des flots de fans du monde entier. Des pointures à l’instar de Pat Metheny, Didier Lockwood ou Marcus Miller se sont produits sur les scènes du festival Essaouira.

Les groupes gnaoua « forment des associations et organisent des festivals » tout au long de l’année, ce qui « permet aux jeunes générations de découvrir les paroles et les instruments ainsi que les pratiques et rituels liés » à cette culture.

Selon le dossier de candidature présenté pour l’inscription de la musique gnaoua au patrimoine immatériel de l’Unesco, le nombre de groupes confrériques et de maîtres musiciens « ne cesse de s’accroître dans les villages et les grandes villes du Maroc ».

Source : Lemondeafrique

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