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Tunisie : le pays explore son patrimoine sous-marin

La Tunisie explore son patrimoine sous-marinDans le cadre d’une mission engagée par l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), une équipe de plongeurs a remonté à la surface une douzaine d’objets de sites sous-marins au Nord de la Tunisie.

Encouragées par l’Unesco, qui a fêté en juin les 20 ans du vote d’une convention encadrant l’archéologie sous-marine, une première expédition au large de l’île Pilau, dans le nord de la Tunisie. Ces recherches ont été effectuées dans le cadre d’une mission initié par l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC). 

L’équipe de plongeurs a remonté à la surface une douzaine d’objets de sites sous-marins, vestiges de navires ayant chaviré à travers les siècles. « De nombreux bateaux venaient mouiller dans le coin pour s’abriter des tempêtes et s’allégeaient de leurs cargaisons en jetant par-dessus bord les contenants cassés ou fissurés pendant leurs traversées. D’autres ont aussi fait naufrage, explique Slim Medimegh. La plupart des pièces archéologiques trouvées sont encore intactes, mais elles sont très fragiles et compliquées à extraire à cause des substrats comme la vase et la posidonie. ».

Ces trouvailles étaient enfouies entre 18 et 30 mètres de profondeur (des amphores puniques, italiennes, africaines, des ancres, du matériel d’accastillage, des lingots de plomb…). Elles permettront une relecture inédite de l’histoire du commerce maritime en Tunisie, pour Ouafa Slimane, archéologue subaquatique à l’Institut national du patrimoine (INP) et directrice scientifique du projet. « En 2015-2016, la prospection géophysique du site nous avait permis d’établir une cartographie et un premier inventaire des pièces présentes, grâce à un projet avec la coopération italienne, retrace la chercheuse. Puis, en janvier, un décret ministériel a permis de classer le pourtour de l’île en tant que zone protégée. »

« Les eaux constituent le plus grand musée du monde », avait alors déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco  en visite officielle à Tunis. Elle a appelé, à l’occasion la communauté internationale à se mobiliser pour explorer et protéger ces vestiges immergés.

Les premières fouilles sous-marines en Tunisie ont été entreprises par des pêcheurs d’éponges au début du XXe siècle. Ces fouilles ont eu lieu au large de la ville côtière de Mahdia. Puis elles se sont professionnalisées avec l’apparition des premiers scaphandriers autonomes et la modernisation de la plongée sous-marine par le commandant Cousteau. Aujourd’hui, certaines des pièces repêchées sont exposées au musée du Bardo, à Tunis.

Interview avec Israel GUEBO, Directeur de l'Institut Africain des Médias

Isabelle SODOKIN

Rédactrice Web chez Ocean's News

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