Il ne porte pas d’uniforme, mais livre chaque jour une bataille invisible. Connu sous le pseudonyme de SaxX, Clément Domingo appartient à cette élite de l’ombre : les hackers éthiques. Son métier consiste à détruire et anticiper la menace. Ce stratège de la cybersécurité protège les données d’une Afrique en pleine mutation numérique. Portrait.
Rien ne laissait présager que ce natif du Sénégal s’imposerait comme une figure de proue du « bug bounty » à l’échelle internationale. Son parcours prend racine dans une exploration méticuleuse des architectures numériques. Très tôt, Clément Domingo apprend à déceler les failles là où d’autres voient des certitudes.
Ce parcours autodidacte forge en lui l’idée que la sécurité n’est pas un luxe, mais le socle de tout développement technologique. Pour lui, le progrès sans confiance reste fragile.
Loin des clichés du pirate informatique solitaire, Clément Domingo choisit la transmission. Il cofonde l’ONG Hackers sans Frontières pour mettre l’expertise technique au service des causes humanitaires. Son action dépasse le cadre des entreprises.
Clément Domingo utilise les réseaux sociaux pour vulgariser les risques du web. Il explique, prévient et forme. Sa méthode est de rendre le complexe accessible pour que chaque citoyen devienne un maillon de la sécurité collective.
Basé en France, mais lié à ses racines, Clément Domingo agit comme un trait d’union entre les standards de sécurité internationaux et les besoins du continent. Il multiplie les interventions à Dakar, Abidjan ou Lomé pour alerter sur l’urgence d’une souveraineté numérique.
Pour Clément Domingo, l’Afrique possède les talents nécessaires pour bâtir ses propres remparts. Il encourage la naissance d’un écosystème local, formé et prêt à réagir.
Aujourd’hui, SaxX est la preuve qu’une passion devient un levier de transformation sociale. À travers ses conférences et ses sessions de mentorat, il pousse la nouvelle génération à embrasser les métiers de la « Tech » avec éthique.
