Publicité

Restez au courant des actualités les plus importantes

En cliquant sur le bouton « S'abonner », vous confirmez que vous avez lu et que vous acceptez nos conditions d'utilisation.

Le Ghana veut se libérer du FMI pour sa souveraineté économique

programme fmi programme fmi

Le Ghana officialise sa sortie du programme du FMI, prévue en avril 2026. Une décision souveraine qui est portée par des indicateurs économiques solides et la volonté de tourner la page de l’assistance internationale. Pour éviter un énième retour à l’aide, Accra mise sur un Conseil fiscal indépendant chargé de piloter la discipline budgétaire. Une réforme inédite qui place le pays comme pionnier de l’autonomie financière en Afrique de l’Ouest. 

L’économie ghanéenne n’a jamais été aussi solide. À la mi-2025, le pays affichait un excédent courant de 3% du PIB. Fin octobre, ses réserves de change frôlaient les 9 milliards de dollars. Et en janvier dernier, l’inflation est tombée à 3,8%, un niveau inespéré après les 50% connus en 2022. 

Mieux encore : le cedi, la monnaie locale, a signé la meilleure performance mondiale en 2025 avec une appréciation de 36% face au dollar. C’est sur cette lancée spectaculaire que le Ghana s’appuie pour annoncer son départ du programme du FMI, prévu en avril 2026. Une sortie historique, présentée comme souveraine. 

Dans ce contexte de redressement, Thomas Nyarko, adjoint au ministre chargé des Finances, salue les progrès accomplis. Une dynamique qui incarne la « sortie du programme du FMI avec dignité » voulue par les autorités, symbole d’une crédibilité retrouvée sur la scène internationale. Une ambition qui repose désormais sur la capacité du pays à maintenir le cap sans tutelle extérieure.

L’économie ghanéenne affiche des signes de vitalité qui ne trompent pas. Au milieu de l’année 2025, le pays a dégagé un excédent courant équivalent à 3% de son PIB. Ses réserves de change ont grimpé jusqu’à 9 milliards de dollars fin octobre, un niveau qui permet de couvrir plus de trois mois d’importations. Les partenaires financiers voient dans ces chiffres la preuve d’un retour à l’équilibre.

Les exportations d’or expliquent en grande partie cette embellie. Le métal précieux représente aujourd’hui 67% des ventes du Ghana à l’étranger. La flambée des cours sur les marchés mondiaux a dopé les recettes, consolidé la balance des paiements et renforcé la monnaie nationale. Mais cette réussite repose sur un pilier unique. Si les prix de l’or venaient à s’effondrer, l’économie tout entière en subirait les conséquences

Pour conjurer ce risque, les autorités ghanéennes ont décidé de créer un Conseil fiscal indépendant. Cette instance aura pour mission de contrôler l’évolution des finances publiques, de vérifier la fiabilité des prévisions économiques et de s’assurer que la dette reste soutenable. L’objectif est d’installer une discipline budgétaire qui survit au départ du programme du FMI.

Les investisseurs étrangers observent cette réforme avec attention. La France a engagé près de 2,5 milliards d’euros au Ghana et voit dans ce conseil une garantie de stabilité. Pour elle, c’est le signe que le pays s’engage dans une gestion rigoureuse sur le long terme.Le Ghana, de ce fait, tourne une page importante de son histoire économique. 

Restez au courant des actualités les plus importantes

En cliquant sur le bouton « S'abonner », vous confirmez que vous avez lu et que vous acceptez nos conditions d'utilisation.
Add a comment Add a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Article précédent
Buzeki Enterprises

Kenya : Buzeki Enterprises condamné à 6,7 millions $ par la justice

Article suivant
Marchés financiers

Côte d'Ivoire : 1,3 milliard USD levés, du jamais vu depuis 5 ans en Afrique subsaharienne

Publicité