Dans un contexte de transformation majeure pour le secteur énergétique, la société Shell, multinationale anglo-néerlandaise, annonce une réduction de son personnel dans le département de l’exploration. Cette décision, révélée le jeudi 29 août 2024, vise à optimiser les opérations de la société à l’échelle mondiale.
La société Shell prévoit de réduire de 20% le nombre de postes dans son département d’exploration, touchant environ un cinquième de ses employés dans ce secteur. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un projet d’organisation global qui a pour but de rationaliser les coûts d’exploitation. Selon Wael Sawan, président directeur général de Shell, cette mesure devrait permettre à l’entreprise de réaliser des économies comprises entre 2 et 3 milliards USD d’ici fin 2025.
Cette réduction des effectifs dans la société Shell est présentée comme une étape cruciale dans l’optimisation du portefeuille de l’entreprise. Le groupe met l’accent sur la nécessité de gains d’efficacité et d’une organisation plus flexible pour répondre aux défis économiques actuels. L’objectif est de restructurer l’entreprise afin de mieux aligner ses opérations avec ses objectifs financiers et stratégiques.
La décision du groupe s’accompagne également de suppressions de postes dans d’autres divisions, notamment celles consacrées aux solutions à faible émission de carbone et aux opérations pétrochimiques. Ces réductions de personnel interviennent alors que Shell poursuit ses efforts pour renforcer ses investissements dans la transition énergétique, une démarche qui avait récemment suscité des interrogations quant à son engagement réel en faveur des énergies renouvelables.
En Afrique, où Shell est active dans la recherche d’hydrocarbures notamment au Nigeria et en Égypte, cette réduction des effectifs pourrait avoir des impacts significatifs. Le personnel basé dans cette région pourrait être particulièrement touché par cette réorganisation, en raison des ajustements dans les activités d’exploration et de production.
Cette décision s’inscrit dans une tendance au sein du secteur énergétique, où les grandes entreprises pétrolières et gazières reconfigurent leurs opérations en réponse aux fluctuations des prix des matières premières, aux pressions réglementaires et à la demande croissante pour des solutions énergétiques plus durables.
Par Aimée ABA (Stagiaire)