Ancrée à Abidjan, ANKA facilite l’expansion des entrepreneurs africains grâce à sa plateforme de vente en ligne intégrée. Grâce à une solution qui combine logistique, paiements et gestion des ventes, elle permet enfin de commercialiser ses créations en Afrique et dans le monde entier de manière structurée.
Le commerce transfrontalier sur le continent fait face à des défis historiques : frais d’expédition élevés et systèmes de paiement incompatibles. Pour lever ces barrières, Moulaye Tabouré, Kadry Diallo et Luc Perussault ont lancé cette initiative technologique. Initialement connue sous le nom d’Afrikrea, l’entreprise a opéré une mutation stratégique en 2021 pour devenir ANKA, une plateforme de services « tout-en-un ».
L’innovation d’ANKA réside dans son approche SaaS (Software as a Service). Contrairement à une simple boutique en ligne, la plateforme de vente en ligne propose aux vendeurs un tableau de bord unique, qui centralise les commandes provenant de divers canaux, qu’il s’agisse de leur propre site web ou de réseaux sociaux tels qu’Instagram et WhatsApp.
Cette centralisation est devenue la méthode de référence pour les créateurs qui souhaitent vendre leurs produits en Afrique sans se perdre dans la gestion administrative. En automatisant les stocks et le suivi client, la solution permet à des milliers de créateurs, dont une majorité de femmes, de passer d’une activité artisanale à une véritable entreprise exportatrice.
Anka : logistique et paiements, les piliers de la croissance
Pour garantir la fluidité des échanges, la start-up Anka a noué un partenariat avec DHL, offrant aux utilisateurs des tarifs d’expédition internationaux préférentiels. Expédier un colis depuis le Sénégal ou la Côte d’Ivoire vers les États-Unis est désormais accessible aux petites structures désireuses de vendre leurs créations en Afrique et à l’international.
Sur le plan financier, ANKA a intégré des solutions de paiement sécurisées. En collaborant avec des institutions comme Visa, elle permet aux vendeurs de recevoir des fonds via cartes bancaires internationales ou services de mobile money. Cette brique technologique est essentielle pour monétiser leur savoir-faire en toute sécurité.
La pertinence du modèle d’ANKA a attiré des investisseurs de premier plan. Entre 2022 et 2024, la startup a mobilisé des financements importants auprès de la Société Financière Internationale (IFC), de Proparco et de Bpifrance. Ces capitaux ont servi à renforcer l’infrastructure technologique et à étendre la présence de la solution dans plus de 45 pays africains.
Avec un volume d’affaires traité qui dépasse les 50 millions d’euros depuis son lancement, la startup ANKA démontre que la technologie est le levier indispensable pour intégrer les produits africains dans l’économie globale.