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Burkina Faso : Faso-Agropôle, le nouveau bras armé de la souveraineté alimentaire

Société Faso‑Agropôle Société Faso‑Agropôle

Pour briser la spirale de la dépendance aux importations et répondre aux chocs climatiques, Ouagadougou vient de porter sur les fonts baptismaux la Société Faso-Agropôle (SOFA). Bien plus qu’une simple structure administrative, cette entité publique est le pivot d’une stratégie de « réarmement » économique par la terre.

Le constat est sans appel. Malgré un potentiel agropastoral immense, le Burkina Faso reste vulnérable aux fluctuations des marchés mondiaux et aux aléas sécuritaires qui désorganisent les circuits de distribution. En Conseil des ministres, mercredi 5 février 2026, le gouvernement de transition a tranché. La création de la Société Faso-Agropôle (SOFA) marque une rupture avec les approches dispersées du passé pour imposer une gestion intégrée de la chaîne de valeur agricole.

La Société Faso-Agropôle (SOFA) n’est pas une énième direction ministérielle. Elle est conçue comme un opérateur économique agile. Sa mission est de transformer les zones de production en véritables pôles de croissance industrielle. En se concentrant sur les « agropôles », l’État cherche à créer des écosystèmes où la production, la transformation et la commercialisation se font sur un même site.

Pour les investisseurs et les observateurs économiques, l’enjeu consiste à réduire les pertes post-récolte, véritable hémorragie financière pour le PIB agricole, mais aussi à garantir des débouchés stables aux producteurs locaux. Avec la structuration de ces pôles, le Burkina Faso entend capter une valeur ajoutée qui, jusqu’ici, s’évaporait à l’exportation de produits bruts.

Société Faso-Agropôle (SOFA) : la résilience comme indicateur de performance

Le terme « résilience », souvent galvaudé, prend ici une dimension purement comptable et logistique. Face à une inflation alimentaire qui fragilise les ménages, la Société Faso-Agropôle (SOFA) doit assurer une régulation par l’offre. À travers l’investissement dans des infrastructures de stockage modernes et des unités de transformation de pointe, la société nationale devient le garant d’un stock de sécurité alimentaire souverain.

L’expertise économique souligne également l’importance du timing. Alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales restent sous tension, la stratégie de« l’Offensive agropastorale et halieutique » portée par le Capitaine Ibrahim Traoré trouve en Faso-Agropôle son instrument d’exécution. L’objectif est de passer d’une agriculture de subsistance à une industrie de souveraineté.

Le défi reste celui du financement et de l’efficacité opérationnelle. Si la création de la SOFA est un signal fort envoyé aux marchés, sa réussite dépendra de sa capacité à attirer des partenariats public-privé (PPP) et à moderniser les techniques culturales. Le gouvernement mise sur une synergie entre les forces de défense, qui sécurisent les zones de production, et cet outil économique qui doit les rentabiliser.

Euphrasie Kouassi Yao en Couverture du magazine Ocean's News

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