Le Nigeria occupe une place centrale dans la stratégie énergétique de Washington. Grâce à une hausse massive des exportations de pétrole nigérian, Abuja reprend son rang de premier partenaire africain des États-Unis avec 33,23 millions de barils expédiés en huit mois. Ce leadership marque le retour en force de l’or noir sur l’échiquier mondial.
Entre janvier et août 2025, les exportations de pétrole nigérian vers les États-Unis totalisent 33,23 millions de barils, selon les données de l’U.S. Energy Information Administration (EIA). Ce flux commercial, dont la valeur est estimée à 2,57 milliards de dollars, place le pays en tête des fournisseurs africains sur le marché américain.
À lui seul, le Nigeria capte plus de 50 % des expéditions globales en provenance du continent. Ce retour en force souligne la disponibilité du brut et l’intérêt des raffineurs d’outre-Atlantique pour une qualité de pétrole spécifique, indispensable à leur mix industriel.
Ce volume d’échanges répond à un besoin précis. Les États-Unis diversifient leurs sources pour garantir leur sécurité énergétique. Le brut nigérian, réputé pour sa faible teneur en soufre, reste une option privilégiée pour les complexes de raffinage de la côte Est et du Golfe du Mexique. Malgré la puissance du pétrole de schiste américain, la demande pour les grades légers en provenance du Nigeria demeure structurelle.
L’année 2025 marque un tournant dans cette relation bilatérale. Si les exportations de pétrole nigérian vers les États-Unis sont massives, le pays importe désormais du brut américain pour alimenter la méga-raffinerie Dangote. Ce mécanisme crée un véritable pont énergétique transatlantique. Pour Abuja, cette dynamique représente une source majeure de devises étrangères. Pour Washington, le Nigeria demeure un partenaire de stabilité dans un échiquier mondial instable.
Les perspectives pour les prochains mois indiquent une stabilité de cette tendance. La production nationale se maintient autour de 1,5 million de barils par jour grâce à une meilleure sécurisation des infrastructures.
Les exportations de pétrole nigérian pourraient ainsi atteindre des niveaux élevés d’ici la fin de l’exercice. Ce leadership ne se traduit pas seulement par des chiffres ; il redonne au pays son rôle de moteur économique régional et de partenaire clé pour l’industrie américaine.
