Henri Pépin Krou est le nouveau Directeur Général de l’ANARE-CI, l’autorité ivoirienne de régulation de l’électricité. Nommé par décret le 30 septembre 2026, il a pris ses fonctions le 13 octobre à Abidjan.
Henri Pépin Krou dirige depuis le 13 octobre 2026 l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’électricité de Côte d’Ivoire (ANARE-CI). Le décret n° 2026-684 du 30 septembre 2026 l’a nommé Directeur Général. Il succède à Amidou Traoré, en poste depuis le 9 août 2021 et devenu Directeur Général de CI-Énergies le 24 juillet 2026.
La passation des charges s’est tenue à Abidjan-Plateau, sous la présidence de Souleymane Soro, directeur de cabinet adjoint du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly.
Le parcours de Henri Pépin Krou croise déjà l’ANARE. En 2015, il était conseiller technique du Directeur Général de l’institution. Il a rendu hommage au bilan de son prédécesseur. Il entend inscrire son action dans la continuité, moderniser l’institution et renforcer l’efficacité de la régulation.
Ses priorités affichées sont la transparence, l’équité et la rigueur, la protection des consommateurs d’électricité et un équilibre économique soutenable entre les acteurs du secteur. Le nouveau Directeur Général est nommé pour quatre ans, renouvelables une fois.
Henri Pépin Krou : une promesse face aux prix et litiges
L’ANARE-CI est née de la loi du 24 mars 2014 portant Code de l’électricité. Cette autorité administrative indépendante contrôle le respect des textes et des conventions par les acteurs du secteur, règle les litiges entre opérateurs et usagers et conseille l’État. Elle approuve aussi le bordereau des prix unitaires applicables aux usagers et fait réaliser chaque année l’audit des flux financiers du secteur.
L’ANARE-CI repose sur deux organes. Le Conseil de régulation, cinq membres nommés pour six ans non renouvelables, exécute les missions de régulation. La direction générale, confiée à Henri Pépin Krou, est le second organe. Le président du Conseil, Brice Kouassi, a salué à la passation le travail d’Amidou Traoré et réaffirmé la disponibilité du Conseil à accompagner le nouveau directeur général.
Les enjeux sont concrets. Le prix moyen de vente de l’électricité est passé de 71 FCFA le kWh en 2023 à 83 FCFA en 2024, hors taxes, soit environ 17 % de plus. L’État vise un temps moyen de coupure inférieur à 15 heures en 2030. Prix, qualité de service et protection des abonnés relèvent directement du mandat du régulateur.
Reste à savoir ce que Henri Pépin Krou fera de ces dossiers. Le ministère attend des acteurs du secteur qu’ils travaillent en synergie, et le régulateur devra le concilier avec la défense des abonnés.