Cette année, le gouvernement intensifie ses efforts pour lutter contre la pêche illégale au Sénégal. Depuis le début de l’année 2024, les autorités ont intercepté 24 navires pour diverses infractions liées à la pêche. Ces opérations visent à protéger les ressources maritimes du pays et à renforcer les régulations en vigueur.
Au Sénégal, de janvier à juillet 2024, 24 navires de pêche ont été arraisonnés. Ces navires ont été accusés de plusieurs infractions graves, y compris la pêche en zones interdites, le transbordement illégal de produits de pêche, ainsi que la pêche d’espèces non autorisées. Ces actions sont le résultat d’une politique renforcée mise en place pour préserver les stocks halieutiques du pays.
Le Sénégal a également modifié la présence des navires étrangers dans ses eaux. En mai 2024, le ministère des Pêches a réduit le nombre de chalutiers étrangers de 32 en 2019 à 19.
Ce changement fait partie d’un accord avec l’Union européenne, qui régule la présence de thoniers et autres types de navires étrangers dans la région. L’accord, signé en 2014 et reconduit en 2020, permet à certains navires de pêcher sous des quotas spécifiques.
Conformément à la loi 2015-18, les sanctions pour pêche illégale au Sénégal sont sévères, avec des amendes qui peuvent atteindre entre 400 millions et 599 millions FCFA.
Ces mesures visent à garantir une exploitation durable des ressources maritimes. En 2023, les amendes infligées ont contribué à hauteur de 103 millions FCFA au Trésor public.