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Mary Oppenheimer Slack : femme la plus riche d’Afrique du Sud et reine des courses hippiques

Mary Oppenheimer Slack Mary Oppenheimer Slack

Mary Oppenheimer Slack a hérité d’une partie de la fortune des Oppenheimer, l’une des dynasties les plus puissantes d’Afrique du Sud. Plutôt que de s’installer dans les conseils d’administration, elle a choisi de se consacrer à sa passion : les chevaux. Aujourd’hui, elle est à la tête d’un empire hippique et gère son héritage avec une approche philanthropique et entrepreneuriale. Portrait.

Johannesburg, 2020. Alors que l’industrie des courses hippiques sud-africaines est en crise à cause de la pandémie, Mary Oppenheimer Slack intervient. Son bureau familial, Mary Oppenheimer Daughters, injecte 100 millions de rands pour sauver Phumelela Gaming and Leisure, la plus grande entreprise de courses du pays. Ce geste n’est pas un hasard : depuis des décennies, Mary Slack a fait des chevaux bien plus qu’un hobby. Elle en a fait un empire.

Mary Oppenheimer Slack est la femme la plus riche d’Afrique du Sud. Fille de Harry Oppenheimer, ancien patron de De Beers et figure majeure de l’industrie minière, elle a hérité d’une partie de la fortune familiale. Mais contrairement à son frère Nicky Oppenheimer, qui a pris la tête des affaires familiales, Mary Slack a choisi la voie des courses hippiques.

Aujourd’hui, elle dirige Wilgerbosdrift et Mauritzfontein, deux des plus grands haras du pays, qui possèdent ensemble environ 150 juments. Ces élevages, gérés en partie par sa fille Jessica Slack-Jell, sont devenus des références en Afrique du Sud. Les juments de son écurie ont remporté des courses prestigieuses et contribué à la renommée internationale du pays dans le monde hippique.

Mary Oppenheimer Slack : un parcours marqué par l’engagement

Mary Oppenheimer Slack

Née en décembre 1943, Mary Oppenheimer Slack a grandi dans l’ombre de son père, Harry Oppenheimer, et de son grand-père, Sir Ernest Oppenheimer, fondateur d’Anglo American. Après des études en gestion, elle s’est rapidement impliquée dans la gestion des trusts familiaux. Elle a été présidente de l’Oppenheimer Memorial Trust, un fonds philanthropique créé par son père, et a dirigé le Market Theatre de Johannesburg entre 1989 et 1992, un lieu emblématique de la culture sud-africaine.

Dans les années 1990, elle décide de se lancer dans l’élevage de chevaux. « Un matin, j’ai décidé que je voulais mon propre haras », raconte-t-elle. Ce qui commence comme une passion devient rapidement une entreprise florissante. En 2020, face à la crise du secteur hippique, elle n’hésite pas à investir massivement pour le sauver.

Mary Slack a aussi fondé Business and Arts South Africa en 1997, une organisation qui encourage les partenariats entre le monde des affaires et celui de la culture. Son action s’étend également à la politique : elle a récemment fait don de 15 millions de rands au Democratic Alliance, un parti d’opposition sud-africain, un don qui a suscité des débats sur l’influence des grandes fortunes dans la vie politique.

Son héritage ne se limite pas à l’argent. Elle a su transmettre sa passion à ses filles, notamment Jessica Slack-Jell, qui gère aujourd’hui une partie des opérations hippiques. Toutes les deux, elles ont fait de Wilgerbosdrift et Mauritzfontein des noms respectés dans le monde des courses, en modernisant la gestion des haras.

Mary Slack vit toujours dans la propriété familiale de Brenthurst, à Johannesburg. Pour elle, la fortune des Oppenheimer n’est pas seulement un patrimoine financier, mais une responsabilité. « Il faut que les femmes soient plus présentes dans les secteurs traditionnellement masculins », déclare-t-elle.Mary Oppenheimer Slack a choisi les chevaux plutôt que les salles de conseil. Pourtant, son impact sur l’économie et la culture sud-africaines est immense.

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