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Sénégal : l’ambition à 3 milliards $ de la SAR pour devenir le hub pétrolier de l’Afrique de l’Ouest

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La deuxième raffinerie du Sénégal a désormais un texte signé et des montants affichés. Entre cette signature et le premier chantier, plusieurs étapes attendent encore d’être franchies.

À New York, la Société africaine de raffinage (SAR) et le groupe turc Yamata ont signé, le 23 septembre 2026,  un protocole d’accord pour construire la deuxième raffinerie du Sénégal. Cette unité doit traiter 4 millions de tonnes de brut par an, pour un investissement estimé entre 2 et 3 milliards de dollars, soit environ 1 150 à 1 730 milliards de FCFA. 

Le document a été paraphé par Mamadou Abib Diop, Directeur général de la SAR, et Cengiz Duyar, Président-Directeur général de Yamata. Le président Bassirou Diomaye Faye était présent, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Ce que l’accord sur la deuxième raffinerie du Sénégal fixe déjà

Le protocole confie à Yamata l’ingénierie, les achats et la construction. Le groupe turc doit aussi mobiliser les financements avec l’appui de ses partenaires, sans garantie souveraine de l’État. Il couvre en outre la modernisation de la raffinerie de Mbao, chiffrée entre 300 et 500 millions de dollars, soit environ 170 à près de 290 milliards de FCFA.

La nouvelle unité doit traiter notamment le brut du champ de Sangomar. Mbao dispose d’une capacité d’environ 1,5 million de tonnes par an, dont la production couvre environ la moitié des besoins nationaux en hydrocarbures, d’après la documentation de la SAR. 

Avec ce projet, l’entreprise vise une capacité totale de 5,5 millions de tonnes par an. Son Directeur général, Mamadou Abib Diop, situait fin 2024 la demande nationale autour de 3 millions de tonnes.

La présidence sénégalaise affirme que la nouvelle raffinerie doit couvrir l’intégralité des besoins du pays et dégager des excédents pour le marché ouest-africain. Elle annonce aussi 15 000 emplois directs lors de la phase de construction, avec une part réservée au contenu local.

Un accord ouvert

Le document signé est un protocole d’accord conclu en vue de la construction. Il ouvre la voie à la finalisation des études d’ingénierie de détail, qui précède le lancement de la construction. Il ne lance donc pas encore les travaux.

Les comptes rendus de la signature publiés par l’Agence de Presse Sénégalaise et l’APA ne donnent ni date de début des travaux ni date de mise en service. Ils ne nomment pas non plus les partenaires financiers de Yamata.

Un calendrier avait pourtant été évoqué. En octobre 2025, Mamadou Abib Diop indiquait à Reuters que la construction d’une deuxième raffinerie serait lancée en 2026, pour une enveloppe de 2 à 5 milliards de dollars au titre du projet SAR 2.0. L’estimation associée au protocole de septembre 2026 est de 2 à 3 milliards de dollars, pour la seule nouvelle unité, hors modernisation de Mbao.

Les prochaines communications de la SAR et de Yamata diront si le chantier de la deuxième raffinerie du Sénégal, évoqué pour 2026 en octobre 2025, conserve cette échéance.

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