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Nigeria : Shell prépare une offensive de 20 milliards USD dans le projet offshore Bonga

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L’industrie pétrolière nigériane s’apprête à connaître un second souffle. Le géant Shell discute actuellement d’un réinvestissement massif dans l’extension du gisement Bonga, un projet situé en eaux profondes qui pourrait redéfinir les capacités de production du pays.

Shell Plc, l’une des principales compagnies pétrolières mondiales, a annoncé son intention d’investir jusqu’à 20 milliards USD dans le développement du projet offshore Bonga South West, situé dans les eaux profondes au large des côtes nigérianes. Cette perspective d’investissement a été confirmée à Abuja lors d’une rencontre, dimanche 25 janvier 2026, entre le directeur général de Shell, Wael Sawan, et le président nigérian Bola Ahmed Tinubu. 

Le projet, qui pourrait devenir l’un des plus importants investissements énergétiques en Afrique ces prochaines années, reflète un regain de confiance des investisseurs étrangers dans le secteur pétrolier nigérian. Wael Sawan a salué les réformes économiques et la stabilité politique récente, déclarant que ces facteurs ont contribué à rendre le pays plus attractif pour les capitaux à long terme. 

Contexte du projet offshore Bonga

Le choix de Shell de mobiliser de tels capitaux dans le projet offshore Bonga souligne une préférence marquée pour l’exploration en haute mer. Le champ de Bonga fait partie du bloc pétrolier OML 118, dans le golfe de Guinée, l’une des zones offshore les plus productives du Nigéria. L’investissement envisagé par Shell couvre à la fois les dépenses d’investissement (capex) et les coûts opérationnels à long terme, répartissant les fonds entre le financement des installations et leur exploitation future.

Le gouvernement nigérian a annoncé la mise en place d’incitations ciblées pour attirer cet investissement, pour générer de nouveaux capitaux sans réduire de façon significative les recettes publiques. Le président Tinubu a précisé que ces mesures sont liées à la production incrémentale et à l’ajout de valeur local, notamment par la participation des entreprises nigérianes dans la chaîne de valeur pétrolière. 

Au-delà du Nigéria, cet investissement de 20 milliards de dollars pose la question de l’attractivité du bassin africain dans un contexte de décarbonation mondiale. Alors que les banques occidentales durcissent les conditions de financement des énergies fossiles, le maintien de projets d’envergure comme le projet offshore Bonga prouve que le pétrole africain reste un actif hautement rentable pour les multinationales. 

projet offshore Bonga

Pour les économies du continent, ce type de projet constitue une source vitale de devises étrangères, indispensables pour stabiliser les monnaies locales et financer, par ricochet, la diversification économique. L’afflux de capitaux étrangers promis par Shell renforce également les réserves de change du Nigéria, un point important pour une économie qui dépend largement des recettes pétrolières. 

L’accroissement des exportations de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié (LNG) peut soutenir la balance commerciale et améliorer la stabilité de la monnaie locale, le naira. 

L’impact sur la souveraineté économique nationale

L’injection de tels capitaux dans l’économie pétrolière nigériane dépasse la simple opération comptable. Ce projet représente un levier de croissance colossal pour le contenu local. Les entreprises de services pétroliers et les ingénieurs nationaux devraient bénéficier de contrats de sous-traitance d’envergure, pour favoriser un transfert de compétences technologiques indispensable.

Pour le gouvernement, cette décision de Shell vient conforter les réformes récentes du cadre législatif pétrolier, pensées pour renforcer l’attractivité et la transparence de l’investissement étranger. Elle s’inscrit dans un environnement continental de plus en plus concurrentiel, marqué par l’émergence de nouveaux producteurs comme la Guyane ou la Namibie.

Cette annonce agit comme un baromètre pour les autres majors pétrolières présentes sur le continent. La capacité du Nigéria à sécuriser un tel montant démontre que la maturité technique de ses infrastructures compense les risques politiques souvent mis en avant.

Projet offshore Bonga

  • Investissement estimé : 20 milliards USD
  • Opérateur principal : Shell (SNEPCo)
  • Type de gisement : Offshore profond (FPSO)
  • Objectif : Augmentation de la capacité de production nationale
  • Zone géographique : Delta du Niger (Eaux profondes)
Magazine panafricain

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