Le Kenya fait des vagues sur le continent africain avec la numérisation des services publics. Les autorités ont déjà numérisé environ 17 000 services.
Le Kenya se positionne comme un hub potentiel de l’économie numérique en Afrique subsaharienne, avec la numérisation des services publics.
La secrétaire aux TIC, à l’Administration en ligne et à l’Economie numérique, Mary Kerema, a révélé ces avancées significatives lors d’une conférence internationale sur la convergence des systèmes intelligents à Nairobi.
Le Plan national de digitalisation (2022-2032) du Kenya est au cœur de cette transformation. À travers des initiatives ciblées, le gouvernement kényan s’efforce de numériser au moins 80 % des services publics et à les rendre accessibles via la plateforme eCitizen.
Les services disponibles incluent la délivrance de la carte d’identité nationale, la gestion des salaires pour lutter contre l’absentéisme dans la fonction publique, les certificats d’état civil, l’enregistrement des entreprises et les permis de conduire.
Cette numérisation accrue a non seulement facilité l’accès aux services publics mais a également eu un impact financier notable. Les recettes mensuelles de l’État ont grimpé de 1,5 milliard de shillings (11,7 millions USD) à 9 milliards de shillings, selon des déclarations du président William Ruto. De plus, des mesures de cybersécurité robustes sont mises en place pour protéger les citoyens contre les cyberattaques.
Avec l’objectif de devenir un leader de l’industrie manufacturière grâce aux TIC, le Kenya s’appuie sur les technologies numériques pour stimuler sa croissance économique. Un rapport de l’UNESCO, en collaboration avec Huawei, estime que l’économie numérique représentera 9,24 % du PIB national d’ici 2025. Cet essor est en grande partie dû à l’intégration des TIC dans divers secteurs économiques du pays.