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Fincra obtient sa licence au Ghana et s’installe au cœur des paiements ouest-africains

Fincra obtient sa licence au Ghana et s'installe au cœur des paiements ouest-africains Fincra obtient sa licence au Ghana et s'installe au cœur des paiements ouest-africains

La fintech nigériane Fincra a décroché le 6 mai 2026 une licence de prestataire de services de paiement de catégorie améliorée (EPSP) auprès de la Banque du Ghana. Cette autorisation lui ouvre un accès direct au système financier ghanéen. Avec cette licence Ghana, Fincra connecte désormais MTN MoMo, AirtelTigo, Telecel et virements bancaires locaux en cedis, sans intermédiaire.

Fincra, fournisseur nigérian d’infrastructures de paiement, a obtenu une licence de prestataire de services de paiement de catégorie améliorée (EPSP) auprès de la Banque du Ghana. Cette licence lui donne un accès réglementé direct au système financier du pays. Elle permet à Fincra de collecter des paiements en cedis ghanéens. De traiter les transactions localement et de recevoir les transferts entrants.

Trois (3) capacités nouvelles s’ouvrent aux entreprises clientes grâce à la licence Ghana de Fincra. Les commerçants acceptent les paiements via MTN MoMo, Telecel, AirtelTigo et les virements bancaires locaux. Les opérateurs mondiaux de transfert de fonds règlent directement les envois sur des comptes bancaires ghanéens et des portefeuilles mobiles, avec une distribution plus rapide aux utilisateurs finaux. Les entreprises créent également des comptes de collecte en cedis pour automatiser le rapprochement des paiements B2B entrants.

Cette approbation survient deux mois après l’obtention par Fincra d’une licence similaire au Canada. Elle renforce la position de la société comme l’un des fournisseurs d’infrastructures de paiement les plus actifs du continent.

Le Ghana représente un marché stratégique pour toute fintech à ambition panafricaine. Le marché ghanéen du mobile money a traité 1 912 milliards de cedis, soit 170 milliards de dollars, de transactions en 2023. Le commerce transfrontalier informel entre le Ghana et ses voisins était évalué à 7,4 milliards de cedis au quatrième trimestre 2024, selon le Service statistique du Ghana.

Pourtant, ce marché reste difficile d’accès pour les acteurs extérieurs. Les entreprises qui s’y implantent font face à des voies de paiement fragmentées, des passerelles tierces peu fiables. Et des délais dans la distribution des fonds aux utilisateurs finaux. C’est précisément ce vide que la licence Ghana de Fincra entend combler, via une API unique et un accès réglementé direct.

Fondée en 2021 par Wole Ayodele et Gideon Orovwiroro, Fincra a levé seulement 120 000 dollars auprès de Techstars. Elle a misé sur une croissance organique plutôt que sur le capital-risque massif. Les étapes se sont succédé dans l’ordre : une licence en Afrique du Sud via Nedbank en 2024, le lancement d’une API multidevise, l’approbation au Canada début 2026, et désormais le Ghana.

Les clients de Fincra sont des fintechs, des sociétés de transfert de fonds et des plateformes mondiales qui ont besoin de rails fiables vers les marchés africains. Des entreprises comme Jiji et BetKing s’appuient déjà sur son infrastructure.

Fincra licence Ghana : un maillon de plus dans une stratégie continentale

Fincra dispose désormais de licences au Nigeria, en Afrique du Sud, au Kenya, en Tanzanie, au Ghana et au Canada. La société construit un réseau qui relie les corridors clés d’Afrique aux routes mondiales de transfert de fonds.

Le PDG Wole Ayodele a formulé cette vision avec clarté. « L’économie numérique du Ghana s’accélère rapidement. Mais l’infrastructure nécessaire pour soutenir l’agrégation des paiements à l’échelle de l’entreprise reste trop fragmentée », a-t-il déclaré. « L’approbation de la Banque du Ghana signifie que nous pouvons offrir à nos commerçants un accès direct et rapide à ce marché », a-t-il ajouté.

Fincra rejoint un petit groupe de fintechs nigérianes avec une licence similaire au Ghana, dont Flutterwave et Paystack. La concurrence se déplace vers la construction d’infrastructures de paiement localisées sur les marchés africains.

L’obtention de cette licence illustre une tendance profonde dans la fintech africaine. La phase de croissance facile, portée par le capital-risque et l’acquisition rapide d’utilisateurs, cède la place à quelque chose de plus exigeant : conformité, licences, infrastructure de règlement et connectivité financière durable.

Ce que Fincra construit ressemble moins à un produit grand public qu’à un système d’exploitation financier pour le continent. L’approche de collecte de licences positionne la société comme le tissu connectif entre les marchés africains et les entreprises mondiales.

Pour les PME et les fintechs africaines, l’enjeu est concret. Les points de terminaison de paiement en cedis ghanéens sont désormais opérationnels.

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