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SeerBit-Xero : l’intégration qui fluidifie les paiements transfrontaliers en Afrique

SeerBit-Xero : l’intégration qui fluidifie les paiements transfrontaliers en Afrique SeerBit-Xero : l’intégration qui fluidifie les paiements transfrontaliers en Afrique

La fintech nigériane SeerBit a bouclé une intégration technique avec Xero, la plateforme de gestion comptable pour petites entreprises. Les paiements de factures en Afrique changent de visage. Les PME encaissent désormais en temps réel, via carte, mobile money ou virement. Un pas concret vers la fin de la friction financière sur le continent.

SeerBit, société nigériane de solutions de paiement à dimension panafricaine, a finalisé son intégration avec Xero, la plateforme mondiale dédiée aux petites entreprises. L’objectif est de transformer les paiements de factures pour les entreprises africaines. Grâce à cette intégration, les entreprises africaines utilisatrices de SeerBit et de Xero peuvent insérer un bouton « Payer maintenant » directement dans leurs factures.

Le client règle ainsi sa facture sans délai, par carte, virement bancaire ou mobile money, selon des méthodes locales ou internationales. Une fois le paiement validé, la transaction est automatiquement enregistrée et rapprochée dans Xero en temps réel. Le statut de la facture se met à jour sans intervention humaine.

Ce dispositif supprime le décalage habituel entre la facturation, le paiement et la réconciliation comptable. Il réduit les relances, améliore la visibilité sur les flux de trésorerie et fiabilise les rapports financiers. L’intégration prend également en charge les transactions en plusieurs devises, avec moins de contraintes liées à la conversion et au règlement transfrontalier.

Paiements de factures en Afrique : la fin du circuit manuel

Pour de nombreuses entreprises africaines, émettre une facture reste simple. Mais se faire payer exige souvent un processus séparé et chronophage. Les paiements de factures en Afrique et ailleurs se font généralement hors du système de facturation, via mobile money, virement ou carte, et obligent les équipes financières à confirmer les réceptions manuellement, à rapprocher les transactions et à mettre les dossiers à jour.

Pour les transactions transfrontalières, ce processus devient encore plus lent et fragmenté. Les flux de trésorerie s’en trouvent retardés, avec un risque accru d’erreurs. SeerBit et Xero ont conçu leur intégration précisément pour éliminer ce goulot d’étranglement. Sur la plateforme de Xero, SeerBit figure désormais comme un outil permettant aux entreprises d’accepter les paiements directement depuis leurs factures.

Omoniyi Kolade, PDG de SeerBit, a exposé la vision derrière ce partenariat. « Notre priorité a toujours été de faciliter les transferts d’argent pour les entreprises africaines. Nous envisageons un avenir où les paiements ne seront plus une étape distincte, mais intégrés à tous les aspects du fonctionnement des entreprises. L’intégration avec des plateformes comme Xero s’inscrit naturellement dans cette perspective », a-t-il déclaré.

SeerBit opère sur un marché africain du paiement en pleine recomposition. Les paiements transfrontaliers en Afrique comptent parmi les plus onéreux au monde. Selon la Banque mondiale, le coût moyen d’un envoi d’argent sur le continent peut atteindre 8 à 10 % du montant de la transaction.

Gestion des devises et optimisation des règlements en temps réel

SeerBit permet aux entreprises d’accepter et d’envoyer des paiements dans plusieurs pays africains via une API unique. Cela réduit les contraintes techniques et facilite l’intégration aux systèmes existants, pour une expansion transfrontalière sans refonte des processus. La plateforme dispose également d’un système de gestion des taux de change en temps réel et d’un mécanisme de routage intelligent pour accélérer les règlements.

Le Nigeria, pays d’origine de SeerBit, se positionne en tête des marchés fintech africains. Près de 11 milliards de transactions ont transité via la plateforme NIBSS Instant Payments en 2024, contre cinq milliards en 2022. Le marché des technologies de l’information et de la communication au Nigeria est estimé à 32,8 milliards de dollars en 2025. Ceci, avec une croissance projetée de 18,3 % par an jusqu’en 2030.

Ce partenariat SeerBit-Xero dépasse le simple cadre technique. Il s’adresse directement aux PME africaines, premières victimes de la lenteur des paiements de factures et du morcellement des outils de gestion financière. L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya sont considérés comme les principaux hubs technologiques du continent, avec des infrastructures et des cadres réglementaires favorables à la transition vers les paiements numériques.

En 2025, la fintech a conservé sa position de premier secteur de destination du capital-risque en Afrique. Plusieurs évolutions réglementaires majeures ont marqué l’année, dont un accord de passeport fintech entre le Ghana et le Rwanda. Ce mouvement vers l’interopérabilité donne plus de sens à l’initiative de SeerBit.

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