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Interview : Dr. Fatoumata Binta T. Diallo offre un regard intime sur son parcours professionnel après 25 ans au sein de l’OMS

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo

Renommée pour son engagement et son impact dans le domaine de la santé, le Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo est un éminent médecin guinéen. Elle est la première femme d’origine africaine à obtenir un doctorat (PhD) en Santé Publique et Médecine Communautaire de l’Université de Montréal. Cet accomplissement a jeté les bases d’une carrière hors du commun où elle a occupé des postes de haute responsabilité, dans plusieurs pays d’Afrique.

La carrière du Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo est non seulement marquée par une expertise technique (clinique, planification, épidémiologie, recherche et en administration de politiques de santé) mais aussi en leadership et en diplomatie qui lui ont valu des reconnaissances par plusieurs Etats membres et les partenaires. 

Avec une expérience de 25 années au sein de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo a démontré son engagement pour la santé mondiale en exerçant des fonctions variées, dont 18 années en tant que Représentante Résidente de l’OMS. En poste au Togo en tant que Représentante Résidente de l’OMS depuis 2018, le Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo continue de marquer de son empreinte le paysage de la santé publique. 

À l’aube de sa retraite, après plus de 40 années dédiées à la santé des populations, le Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo offre un regard intime sur son parcours professionnel. À travers cet entretien exclusif accordé à Ocean’s News, elle partage des anecdotes marquantes de son service au sein de la plus grande institution mondiale de la santé et ses cinq années passées au Togo. Interview avec l’une des personnalités africaines les plus influentes du domaine de la santé publique.

Chacun porte en lui une histoire unique. Dites-nous un peu d’où vous vient cette passion de la santé publique. 

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : Je n’ai jamais pensé être un médecin de santé publique, car j’étais une passionnée de clinique pure et dure, y compris la recherche en immunologie, pour laquelle j’étais très dévouée. Un jour, alors que je travaillais depuis des années dans le service des maladies infectieuses, j’ai fait une grave allergie à l’un des médicaments les plus utilisés dans le service et dans l’hôpital. Après une période de convalescence, je suis retournée à l’hôpital et ai refait la même allergie. J’ai donc été obligée de m’éloigner des sciences cliniques. 

C’est alors qu’une opportunité m’a amenée à la mise en œuvre de la stratégie des soins de santé primaire qui a conduit plus tard à l’adoption de l’Initiative de Bamako par l’OMS. C’est ainsi que j’ai commencé à m’éloigner petit à petit de la clinique et à trouver ma voie en santé publique, un domaine tellement riche en défis et opportunités. J’ai ainsi découvert la santé publique et compris qu’elle était même plus porteuse que ce que je faisais à l’hôpital. J’ai contribué à mettre en place les fondements de la politique de santé publique en République de la Guinée. 

En effet, j’ai mis en place le premier plan stratégique de développement des ressources humaines en santé de la Guinée, ainsi que celui de la recherche en santé publique assorties des plans de formation continue dans différents domaines. Face à cette nouvelle orientation de ma carrière, je me suis résolue à me remettre aux études pour avoir une meilleure maîtrise de la Santé Publique et développer des partenariats internationaux afin de renforcer les compétences des professionnels en santé publique. C’est ainsi que je me suis retrouvée à l’Université de Montréal au Canada pour un certificat de 9 mois. Une fois commencé, mes professeurs m’ont découvert par mon assiduité et efficacité et m’ont alors proposé de faire la maîtrise. Ma bourse étant à durée limitée, j’ai commencé à me surpasser, ce qui m’a permis de finir ma maîtrise vraiment plus tôt que prévu. J’ai ensuite rejoint mon pays après cette étape de mon parcours en santé.

Justement ! En 1998, vous devenez la première femme d’origine africaine titulaire d’un doctorat (PhD) en Santé Publique et Médecine Communautaire de l’Université de Montréal. Comment avez-vous ressenti le fait d’avoir ouvert la voie à quelque chose qui semblait difficile, voire impossible, aux yeux des autres à l’époque ?

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : Lorsque j’ai obtenu mon PhD en 1998, j’étais heureuse et fière. Aussi, ce fût une période de réflexion profonde sur le chemin parcouru et sur celui encore à tracer. Être la première femme d’origine africaine à atteindre cet échelon universitaire en santé publique et médecine communautaire était lourd de signification. Cela dépassait la fierté personnelle ; c’était l’aboutissement d’un engagement et le début d’une responsabilité envers les générations futures. Ce n’était pas seulement une reconnaissance de mon travail acharné, mais aussi un signal fort envoyé à tous ceux qui avaient pu douter ou hésiter à poursuivre leurs rêves. 

Reprendre les études après une carrière professionnelle déjà remplie montre à suffisance qu’on ne finit jamais d’apprendre. Toutes les barrières sont surmontables avec ténacité, la persévérance peut façonner non seulement une carrière, mais aussi l’avenir d’une communauté. J’espère que mon parcours servira d’exemple à suivre et que mon histoire continuera d’inspirer les jeunes et les femmes africaines à ne jamais limiter leur horizon.

Dans un contexte où le choix de carrière représente souvent un défi pour les jeunes générations, pourriez-vous partager avec nous le moment où vous avez réalisé que le domaine de la médecine était le lieu idéal pour exprimer tout votre potentiel et bâtir votre carrière ? Comment votre formation a-t-elle influencé votre carrière et vos choix professionnels ?

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : Toujours fascinée par les sciences exactes, après le BEPC, j’ai été orientée en série Mathématiques, physique et chimie. Je me voyais plus tard être une très grande ingénieure. Cependant, mon cher feu papa, un enseignant, voulait que je sois médecin et n’hésitait pas à user de toutes les stratégies pour me convaincre. Malheureusement, il décède juste avant mon baccalauréat. J’ai pris alors la ferme décision de lui faire honneur en devenant un très grand médecin. Ce fût un choix de circonstance que je ne regrette pas aujourd’hui. 

Force est de reconnaitre que c’est pendant mes études de médecine que j’ai réalisé que le choix de mon feu papa n’était pas contradictoire avec mon ambition de devenir une grande scientifique. La logique mathématique m’a permis de mieux assimiler les différentes disciples médicales. J’ai découvert et ai été captivée par le pouvoir de la médecine non seulement pour guérir, mais aussi pour transformer les sociétés. Dans mon quotidien, j’ai été confrontée à la réalité des inégalités de santé et à l’urgence de les adresser avec calme et sérénité, mais aussi avec amour et compassion. 

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo

La formation en santé publique a été la pierre angulaire de ma carrière. Elle a permis d’affiner mes intérêts et mon expertise, me permettant d’accéder à des postes où je pouvais influencer les politiques de santé. Elle m’a équipée avec les outils et le savoir-faire nécessaire pour évaluer les besoins en santé des populations et pour élaborer des stratégies efficaces. Les défis étaient nombreux, mais ils ont renforcé ma détermination à bâtir une carrière centrée sur l’amélioration des systèmes de santé. C’était clair que ma contribution a été significative dans un domaine où je pus combiner soins/services, prévention, protection, recherches, promotion de comportements sains et politique de santé. 

Mon conseil aux jeunes générations serait de chercher ce carrefour entre passion et utilité sociale. Trouvez ce qui vous anime, mais également ce qui peut apporter une contribution significative au monde. La médecine est un domaine riche en opportunités de ce genre, mais elle exige aussi un engagement profond et un désir sincère de faire une différence dans la vie des êtres humains. En fin de compte, ma formation n’a pas seulement façonné ma carrière ; elle a façonné ma vision du monde. Chaque décision, chaque poste que j’ai occupé, a été une occasion d’appliquer mes connaissances et de participer activement à la construction d’un avenir plus sain pour tous. C’est une mission que je poursuis avec passion, humilité, et dévouement, et que je continuerai à poursuivre même après ma retraite.

À en juger par votre parcours, ce fut un choix qui a porté ses fruits, comme en témoigne votre ascension vers des postes de haute responsabilité au sein de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 25 ans plus tard. Dr. Diallo, pourriez-vous nous raconter comment vous avez commencé votre carrière à l’OMS ?

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : Alors que je poursuivais encore mes études en santé publique à l’Université de Montréal, j’étais déjà impliquée dans un vaste réseau de recherche nationale essentielle en santé (ENHR/ COHERD). Immédiatement après la soutenance de ma thèse du PhD, COHERD m’a désigné point focal pour les pays de l’Afrique francophone. Grâce à mes résultats exceptionnels, l’Organisation mondiale de la Santé m’a débauchée de ce réseau en 1998. Je suis entrée au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique en tant que responsable de la planification au Zimbabwe. J’étais chargée de la planification, la programmation, le suivi-évaluation et la budgétisation. J’ai été surprise de découvrir l’absence d’un outil structuré pour la gestion du programme de l’OMS et d’une équipe dédiée à la planification. Rapidement, je me suis entourée d’une petite équipe et me suis attelée à l’élaboration du cadre de gestion axée sur les résultats et la mise en place des outils de planification à l’OMS au niveau mondiale. Ceci nous a positionné au cœur de la stratégie de l’OMS. Nous avons ainsi commencé à obtenir, pour la première fois, une lisibilité du travail des trois niveaux de l’organisation (siège, régional et Bureaux Pays) de façon coordonnée.

À la fin de l’année 1999, j’ai été désignée pour devenir la Représentante de l’OMS dans un pays ayant un besoin urgent de cette fonction. J’ai plaidé pour conserver mon ancien poste, malgré le fait que cela représentait une promotion importante. Je m’adressai directement à mon supérieur en ces termes : « Si l’on me demandait aujourd’hui de nettoyer les bureaux de l’OMS, je le ferais avec dévouement et efficacité. Cependant, je vous prie de me laisser terminer la reforme initiée et de voir les premiers résultats. Mon ambition est que l’OMS puisse bénéficier d’un système de gestion robuste, complet et informatisé. Je souhaite achever ce vaste projet que j’ai initié. » Aujourd’hui, ce système que j’ai mis en œuvre s’est développé et est pleinement opérationnel. Il s’agit entre-autre de l’AMS et le GSM. Je suis fière de cette grande réalisation et je peux quitter l’OMS la tête haute, avec le sentiment d’avoir accompli mon devoir.

Votre carrière à l’OMS a ensuite pris un tournant quand vous avez été désignée Représentante de l’OMS. Vous êtes aujourd’hui la doyenne des Représentants de l’OMS en Afrique. Parlez-nous de ce parcours exceptionnel en tant que Représentante de l’OMS. 

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : En 2004, alors que je travaillais dans mon bureau, mon directeur est venu me voir : « Dr Diallo, j’ai besoin de votre CV immédiatement. » J’ai fait de mon mieux pour le mettre à jour et le lui envoyer le jour même. Tôt le lendemain matin, on m’a informée que je devais partir d’urgence en Angola pour assurer l’intérim en tant que Représentante de l’OMS, un poste vacant depuis plusieurs années. L’idée d’un simple intérim ne me préoccupait pas outre mesure, ayant déjà assuré l’intérim au bureau du Congo à plusieurs reprises. 

Le surlendemain, alors que je me préparais pour partir, le Directeur Régional me remet mes lettres d’accréditation qui, à ma grande surprise, indiquait une affectation complète et non un intérim. Ainsi, je me suis retrouvée nommée Représentante de l’OMS en Angola, l’un des quatre plus grands pays (big four) en termes de défis sanitaires de la région sanitaire. Dès mon arrivée, j’ai été accueillie par une importante épidémie de Marburg, la première dans le monde. Sortie de près de 22 années de guerre, il fallait à la fois rebâtir le système de santé et répondre à toutes sortes d’urgences sanitaires. Initialement prévu pour deux ans, mon séjour en Angola s’est prolongé à quatre ans.

Après l’Angola, j’ai été accréditée pour le Mali, où nous avons réalisé un travail remarquable avec des résultats tangibles et avons vécu des événements significatifs, notamment le coup d’État de 2012. J’ai été très heureuse de travailler au Mali, pays où mon feu papa a fait les études. Du Mali où j’ai passé 5 années, je rejoins la République du Congo où mon mandat s’est étendu sur six ans, de novembre 2012 à octobre 2018, bien au-delà de la période habituelle d’accréditation. Du Congo, j’ai rejoint le Togo en octobre 2018. Je suis extrêmement heureuse de conclure ma mission à l’OMS au Togo, pays de feu Dr. Vovor Mawupé, qui m’a accompagné dans mes premiers pas d’enfance auprès de mon cher papa. 

Vous avez été décorée d’une médaille d’honneur Argent des Affaires étrangères de la République Française pour acte de bravoure et de dévouement exceptionnel lors de la crise COVID-19. Vous avez aussi à votre palmarès plusieurs autres décorations de prestige. Quelle a été votre secret pour rester dynamique et orientée vers l’obtention de résultats malgré les difficultés ? 

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : Mon secret réside dans mon esprit de sacrifice au prix de ma vie et ma détermination de ne reculer devant les défis même les plus difficiles comme la pandémie de COVID-19 qui tire sa racine dans ma passion, la confiance des gouvernements, mes capacités à fédérer les équipes, le leadership et les habilités diplomatiques à créer des partenariats solides autour d’une mission commune : sauver des vies et promouvoir le bien-être des populations.

La médaille d’honneur du ministère des Affaires étrangères de France est une reconnaissance de cette synergie et de notre capacité collective à rester résilients et innovants. Durant mon parcours, j’ai évidemment eu d’autres distinctions :

  • Médaille d’honneur des services des forces des armées de l’Angola
  • Commandeur De l’ordre National du Mali 
  • Médaille d’Officier dans l’Ordre National du Mérite du Congo
  • Médaille d’Or dans l’ordre de la Santé Publique du Congo 
  • Premier prix du rayonnement et de leadership du meilleur étudiant diplômé de l’Ecole de santé publique, faculté de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal
Dr. Fatoumata Binta T. Diallo
Dr. Fatoumata Binta T. Diallo intronisée par les autorités traditionnelles comme “MAMAGAN”, Reine Mère de la Grande Région Maritime.

La dernière distinction date du 27 janvier 2024 au Togo où j’ai été intronisée par les autorités traditionnelles comme “MAMAGAN”, Reine Mère de la Grande Région Maritime. C’était pour moi à la fois une surprise et un grand privilège d’avoir été élevée à ce rang suprême dans la hiérarchie traditionnelle au Togo ; ceci est une reconnaissance du travail de proximité que nous avons pu accomplir avec les populations.

Il est improbable d’atteindre tout ce que vous avez accompli sans avoir été confrontée à des difficultés. Pouvez-vous partager les défis que vous avez rencontrés tout au long de votre carrière et les stratégies que vous avez développées pour les surmonter ? 

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : Dans ma carrière, j’ai été confrontée à plusieurs défis, particulièrement la gestion de grandes urgences sanitaires et crises humanitaires. L’angoisse face au déploiement de mes collègues sur le terrain au risque de perdre leur vie. Si l’irréparable arrive, que dire à leur famille ? à leurs enfants ? Heureusement, aucun staff n’a été victime de ces maladies foudroyantes (Ebola, Marburg…)

Pour surmonter ces obstacles, j’ai développé une forte résilience, une grande capacité d’écoute et de travail en équipe pour évaluer le niveau de risque afin de prendre les meilleures décisions, une capacité à apprendre continuellement. Une part essentielle de ma stratégie a été de promouvoir la diversité des perspectives, de valoriser le travail d’équipe, reconnaitre, remercier et féliciter les collaborateurs. Ma détermination à atteindre mes objectifs, tout en restant fidèle à mes principes et valeurs, a joué un rôle central dans mon parcours professionnel.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes professionnels qui aspirent à une carrière dans le domaine de la santé publique ? 

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : Aux jeunes professionnels aspirant à une carrière en santé publique, je conseillerai tout d’abord d’avoir une vision et déterminer les voies pour l’atteindre dans l’éthique et le respect des valeurs déontologiques. Il faut cultiver la passion pour l’apprentissage et une compréhension profonde des enjeux mondiaux de santé.

Dans un monde en pleine mutation, il est essentiel de rester flexible, de s’adapter aux changements et adopter une approche innovatrice. Il me parait aussi important que les jeunes s’engagent dans des expériences variées et qu’ils saisissent chaque opportunité pour se construire. Il est crucial de garder à l’esprit que l’humilité précède la gloire. Ils doivent donc être déterminés, empathiques et dédiés à améliorer la santé des populations dans l’humilité.

Quels sont vos projets futurs et comment envisagez-vous continuer à contribuer au domaine de la santé publique même après votre retraite de l’OMS ?

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo :  Je quitte l’organisation et tourne la longue page de ma vie professionnelle avec le sentiment du devoir accompli. Après ma retraite de l’OMS, je consacrerai mon temps d’abord à ma très chère maman, à mes petits-enfants et à ma famille. Parallèlement, je vais m’investir dans le bénévolat, car j’aime énormément voir du sourire sur les lèvres des enfants défavorisés, des enfants dans la rue, des orphelins, etc. Je suis persuadée que donner du sourire à ces âmes innocentes occupera une bonne partie de ma retraite.

Évidemment, je vais continuer à influencer positivement le domaine de la santé publique en m’impliquant dans le mentorat de jeunes étudiants et professionnels de la santé, en partageant mon expérience et en les guidant vers des carrières réussies. Enfin, mon intérêt pour la recherche restera un pilier important. Je compte collaborer avec des institutions académiques pour contribuer à des études innovantes qui visent à améliorer l’accès aux services de santé de qualité dans les communautés. 

Dr. Fatoumata Binta Diallo, merci d’avoir répondu à mes questions !

Dr. Fatoumata Binta Tidiane Diallo : C’est moi qui vous remercie, prenez soin de vous mes enfants.

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