Lomé, 1987. Paulin Dickewu sort major de sa promotion à l’Université de Lomé, une maîtrise en sciences de la vie sous le bras et une curiosité insatiable dans les yeux.
Personne ne le sait encore, mais ce diplômé-là va passer les trente-cinq années suivantes à parcourir l’Afrique subsaharienne de long en large, de laboratoire en laboratoire, de Roussel Uclaf à Pfizer, du Togo à la Côte d’Ivoire en passant par le Maroc. Un parcours qui aurait pu rester celui d’un brillant cadre de l’ombre, discret et accompli. Il aurait pu garder ça pour lui. Plus de trente ans de secrets de couloirs, de pratiques douteuses observées en silence, de dérives tolérées au nom du chiffre d’affaires.