Quand une centrale solaire doit être financée, qu’un État cherche à sécuriser ses revenus pétroliers ou qu’un groupe prépare une acquisition à plusieurs milliards, une partie décisive de l’opération se joue loin des projecteurs. Contrats, financement, fiscalité, risques réglementaires et intérêts des différentes parties doivent être articulés pour rendre le projet réalisable. C’est sur ce terrain que Sydney Domoraud Operi construit son expertise.
Associé fondateur d’ADNA à Abidjan, Sydney Domoraud Operi intervient sur des opérations dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, les mines, les infrastructures, la finance et l’immobilier. Son activité se situe au croisement du droit et des grands enjeux économiques du continent. Une orientation qui s’est dessinée dès ses premières années de formation.
Né en Côte d’Ivoire, Sydney Domoraud Operi arrive en France à l’âge de 11 ans. Il voulait simplement devenir avocat. Ses études à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, où il obtient un Master II Recherche en droit fiscal, vont pourtant l’amener vers l’économie et la finance.
Son mémoire sur la fiscalité des entreprises de transport maritime, puis son Master II Professionnel de Transports Internationaux, le conduisent, dans le cadre d’un stage, au département Shipping de BNP Paribas comme juriste. Il y découvre le financement maritime et développe son intérêt pour le droit bancaire et financier.
Titulaire du CAPA de l’École de formation des barreaux de Paris, il effectue plusieurs stages chez Ernst & Young, Orrick et Norton Rose. Il intègre ensuite Freshfields Bruckhaus Deringer en décembre 2005, pour sa première expérience en cabinet d’avocats. Il y travaille sur le financement d’acquisitions avec effet de levier, le refinancement et la restructuration de dettes, et effectue un détachement de six mois à la direction juridique de Société Générale.
En avril 2008, Sydney Domoraud Operi rejoint Dewey & LeBoeuf pour élargir sa pratique aux investissements en Afrique, aux prises de participation et à la réglementation bancaire et financière. Cette même année, il confiait à Grioo son ambition de rester, dans les années suivantes, un acteur du monde plutôt qu’un simple spectateur. Une conviction qui prend aujourd’hui tout son sens au regard du chemin parcouru et des responsabilités qu’il exerce désormais.
Il poursuit ensuite son ouverture vers les grands projets. En 2010, il rejoint Orrick et travaille sur les secteurs de l’énergie et des infrastructures, à Paris puis à Londres. En 2014, il participe à l’implantation du cabinet à Abidjan, dont il prend la direction locale. Trois ans après, il crée EMIRE Partners, consacré notamment à l’énergie, aux mines, aux infrastructures et à l’immobilier.
En 2021, EMIRE Partners s’associe à trois cabinets établis au Maroc, en Algérie et en Guinée pour donner naissance à ADNA. Sydney Domoraud en devient l’un des associés fondateurs. Le cabinet naît de la volonté de réunir plusieurs expertises juridiques africaines pour accompagner les entreprises, les investisseurs et les États sur des opérations complexes. Depuis, Sydney Domoraud Operi intervient sur des transactions de plusieurs milliards qui se situent au croisement du droit, de la finance et du développement de projets, dans plusieurs secteurs stratégiques du continent.
Sydney Domoraud Operi : des milliards, mais surtout des projets à sécuriser
Les opérations qu’accompagne Sydney Domoraud Operi donnent une idée de l’étendue de cette expertise. En 2026, il dirige notamment l’équipe d’ADNA ayant conseillé la République gabonaise sur les aspects de droit OHADA d’un accord de préfinancement pétrolier d’un milliard de dollars avec Trafigura.
Il accompagne également Poro Power dans l’émission d’une obligation verte de 45,65 milliards de FCFA, destinée notamment au financement d’une centrale solaire de 66 MW en Côte d’Ivoire. La CRRH-UEMOA a lancé une émission obligataire sociale de 60 milliards de FCFA pour financer des logements abordables en Afrique de l’Ouest.
Une concession a également été négociée pour une centrale solaire de 50 MWc à Katiola. D’autres transactions ont eu lieu dans les mines, l’immobilier et le capital-investissement, notamment le rachat de Centamin par AngloGold Ashanti pour 1,9 milliard de livres sterling.
Mais derrière ces montants, le travail de l’avocat ne consiste pas seulement à rédiger des contrats. Il faut anticiper les risques, négocier, protéger les intérêts de chaque partie et faire avancer des projets qui réunissent parfois États, banques, investisseurs et entreprises aux intérêts différents.
Aujourd’hui, Sydney Domoraud Operi évolue là où le droit rencontre les grands enjeux économiques africains. Un travail souvent invisible pour le grand public, mais présent derrière des projets qui peuvent engager des milliards et transformer durablement des secteurs entiers.