DossiersEntrepreneuriat

Dossier : Bassirou SENE – « l’import-export, un secteur essentiel post-covid »

L’Afrique s’unit pour montrer la quintessence de ses talents à l’intérieur du continent comme dans la diaspora dans tous les secteurs d’activités dont la logistique internationale. À Marseille, dans le sud de la France, Bassirou SENE et Samir AREZKI respectivement d’origine sénégalaise et algérienne, sont deux entrepreneurs aux profils originaux. Depuis 2013, les deux chefs d’entreprises mènent leur barque avec succès au gré des soubresauts économiques avec Global Freight Logistics (GFL13).

Malgré le calme apparent de la mer Méditerranée, les tempêtes ont été nombreuses dans le sillage de Bassirou SENE. « Il y a 19 ans, j’arrivais en France dans le cadre de mes études et suis diplômé en Master 2 Affaires et Finances internationales Aix-Marseille II », indique-t-il. Puis il poursuit : « A ce moment précis, je ne croyais pas être prédestiné à devenir l’entrepreneur que je suis », assure Bassirou SENE.

Il faut dire qu’il a opéré un sacré détour avant d’évoluer dans le secteur du transit. « Mes premières expériences professionnelles dans le secteur bancaire ont été enrichissantes. J’y ai découvert une culture d’entreprise axée sur la performance dans un environnement concurrentiel », se remémore-t-il.

Mais c’est grâce à une connaissance travaillant dans un cabinet de Consulting que Bassirou SENE s’est orienté vers le secteur du transit. Cet emploi dans cette branche lui a entrouvert les portes, donnant ainsi un virage décisif vers le métier de commissionnaire de transport.

L’Algérie, un marché fructueux

Le commissionnaire de transport ou « Freight Forwarder » comme le nomme les anglophones, est rapidement devenu son leitmotiv professionnel. L’entrepreneur sénégalais a flairé le bon filon. « Au début, nous avions focalisé nos activités sur les exportations vers l’Algérie, bien qu’exporter vers ce pays n’est pas facile en raison des réglementations spécifiques », explique Bassirou SENE.

Lire aussi:  Sénégal : Siny Samba et la gamme de produits le lionceau pour lutter contre la malnutrition infantile

Il faut dire que ce marché occupait 80% de leurs activités. Leur expertise et la connaissance du marché algérien leur ont permis de gagner la confiance des clients. « Mais ces dernières années, la limitation des importations en Algérie fragilisait l’entreprise car il ne faut jamais mettre toutes ses billes dans le même bateau », reconnaît-il.

L’interconnexion : un mode d’échanges

Si Global Freight Logistics a toujours trouvé une échappatoire aux différentes problématiques, c’est parce que les deux chefs d’entreprise ont réussi à s’adapter rapidement aux exigences des marchés porteurs. « Nous essayons de nous adapter rapidement aux législations en vigueur dans nos pays ciblés auprès de nos partenaires », analysent-ils.

Avec une expérience réussie d’expéditions depuis l’Europe, l’Amérique et l’Asie en conteneurs complets FCL, en groupage conteneurs, en NVOCC (Non Vessel Operating Common Carrier), en Cross-Trade, en aérien, les deux entrepreneurs gardent tout de même la tête sur les épaules. Alors que la COVID-19 a ralenti le fret aérien, la réalité maritime a été quelque peu épargnée.

« Le fret aérien représente 10% de notre activité », explique Bassirou SENE. Sur l’ensemble de nos services, Global Freight Logistics enregistrait une croissance de plus de 30 % par an avant la COVID-19. La société importe 500 conteneurs EVP (Equivalent 20 pieds) depuis l’Inde et la Chine pour divers industriels en France, et elle exporte pour ses clients vers plusieurs pays plus de 400 conteneurs EVP dont 70% vers l’Algérie.

La technologie : maître à jouer du secteur ?

Si les deux entrepreneurs impactent positivement, c’est parce qu’ils savent que le business repose sur deux piliers bien retranscrits par l’écrivain chinois Wayne Cheng : « L’intégrité engendre la crédibilité ». Et pour renforcer ce deuxième aspect, la société s’est appuyée sur la technologie. « Aucune crédibilité n’est possible sans transparence ni bonne gestion sur le suivi des activités. Nous utilisons le logiciel Ci5 pour assurer une meilleure automatisation ». Puis ils ajoutent : « cela facilite également les échanges avec les douanes, les compagnies maritimes, les aconiers, les différents acteurs de la chaîne et sécurise ainsi l’ensemble des procédures ».

L’entreprise a par ailleurs opté pour un progiciel internet qui couvre l’ensemble des activités de commissionnaire de transport car « il répond à nos besoins pour les activités maritimes, aériennes, routières et entreposages », énumèrent-ils.

Lire aussi:  Portrait : Dominique D'Almeida papesse des produits naturels ?

Ainsi, malgré un contexte difficile, les deux entrepreneurs demeurent résolument positifs et espèrent maintenir encore longtemps le cap de leurs ambitions.

Votre Note
Cliquez pour noter ce post!
[Total: 1 Average: 4]

Tags
Afficher plus

Par Rudy CASBI

Journaliste / Rédacteur Web chez Ocean's News

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer

Désactivez votre bloqueur de publicité

Pour une navigation optimale sur notre site, veuillez désactiver votre bloqueur de publicité.