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Ghana : Linda Quaynor, première femme à la présidence de « UBA »

Ghana : Linda Quaynor, première femme à la présidence de « UBA »

Linda Quaynor Linda Quaynor
Linda Quaynor, nouvelle présidente du conseil d'administration d'UBA Ghana

Linda Naa Dzama Quaynor devient présidente du conseil d’administration d’UBA Ghana. Elle succède à Kweku Andoh Awotwi, qui a achevé son mandat après plusieurs années à la tête de l’instance. Cette nomination fait d’elle la première femme à occuper cette fonction dans l’histoire de la filiale ghanéenne du groupe panafricain United Bank for Africa. Avant cette nomination, elle siégeait déjà au conseil d’UBA Ghana, où elle présidait le comité Technologie et sécurité de l’information.

UBA Ghana traverse une période de transformation, marquée par le renforcement des exigences réglementaires et la concurrence croissante des fintechs. Dans ce contexte, la banque a confié la présidence de son conseil d’administration à Linda Quaynor, une professionnelle déjà familière de ses instances de gouvernance. 

Ce choix interroge la manière dont les filiales africaines des groupes bancaires panafricains construisent aujourd’hui leur gouvernance. Il s’inscrit aussi dans une tendance plus large du secteur financier, où la diversité des profils dirigeants devient un critère de plus en plus regardé par les investisseurs institutionnels.

Linda Quaynor totalise plus de 25 ans d’expérience en conseil de gestion, en services financiers, en conseil de politiques publiques et en stratégie d’entreprise, en Afrique comme sur des marchés internationaux. Son parcours inclut des postes de direction chez Deloitte Consulting West Africa, où elle est aujourd’hui associée et responsable de la stratégie pour l’Afrique de l’Ouest.

Elle a également occupé des postes chez Accenture, chez Rockefeller Philanthropy Advisors comme directrice de programme pour le Nigeria, et chez VirCan Capital comme associée senior. Linda Quaynor a également dirigé Enhancing Financial Innovation & Access (EFInA), une organisation dédiée à l’inclusion financière au Nigeria. Elle est titulaire d’un MBA de l’université du Kent et d’une licence en comptabilité et finance de l’université Middlesex.

Linda Quaynor et un secteur bancaire ghanéen sous pression

UBA Ghana opère dans un environnement bancaire en pleine restructuration. La Banque du Ghana a durci ses exigences en matière de capital et de gouvernance ces dernières années, tandis que les fintechs d’Accra gagnent du terrain sur les services bancaires classiques. 

UBA, présente dans une vingtaine de pays africains ainsi qu’à New York, Londres et Paris, a investi dans ses plateformes mobiles pour répondre à cette concurrence. Sur le marché ghanéen, la filiale évolue aux côtés d’acteurs comme Ecobank et Standard Chartered, sur les segments des entreprises et des petites et moyennes entreprises.

La nomination d’une femme à ce poste rejoint une préoccupation croissante des investisseurs institutionnels pour la diversité au sein des instances dirigeantes, considérée comme un facteur de meilleure gestion des risques. Dans l’immédiat, Linda Quaynor devra superviser la mise en œuvre du cycle stratégique en cours et veiller à l’atteinte des objectifs annuels de croissance de la filiale. 

La banque a par ailleurs indiqué vouloir élargir ses facilités de crédit destinées aux petites entreprises et renforcer ses solutions de financement du commerce pour les importateurs et les exportateurs. Le conseil qu’elle préside devra aussi composer avec la volatilité du cedi ghanéen, qui continue de peser sur les bilans des banques opérant dans le pays. 

Reste à savoir si cette nomination annonce un mouvement plus large au sein des filiales du groupe UBA sur le continent, à un moment où la question de la diversité dans la gouvernance bancaire africaine dépasse le seul cas ghanéen.

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