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Kenya : une raffinerie de 17 milliards $ dans les plans d’Aliko Dangote

Kenya : une raffinerie de 17 milliards $ dans les plans d’Aliko Dangote Kenya : une raffinerie de 17 milliards $ dans les plans d’Aliko Dangote

Le milliardaire nigérian Aliko Dangote envisage de construire une deuxième raffinerie Dangote au Kenya. Le projet, qui pèse entre 15 et 17 milliards de dollars, sera installé au port de Mombasa. Avec une capacité de 650 000 barils par jour, cette infrastructure pourrait redessiner l’ensemble du marché énergétique d’Afrique de l’Est.

Aliko Dangote a exprimé sa préférence pour Mombasa au Kenya, comme site d’implantation d’une nouvelle raffinerie Dangote, géante de 650 000 barils par jour. Cette déclaration a été faite dans une interview accordée au Financial Times, publiée le 10 mai 2026. Le projet est estimé entre 15 et 17 milliards de dollars. Il compterait parmi les plus grands investissements privés du continent africain.

Aliko Dangote a justifié ce choix par les atouts du port de Mombasa. « Je penche davantage vers Mombasa, car ce port est bien plus grand et plus profond », a-t-il déclaré au Financial Times. Il a également mis en avant la taille de l’économie kényane. « Les Kényans consomment davantage. C’est une économie plus grande », a-t-il ajouté.

Cette raffinerie Dangote au Kenya constituerait la deuxième grande installation de raffinage du groupe Dangote après celle de Lagos, mise en service en janvier 2024. Cette première raffinerie, implantée dans la zone franche de Lekki, a atteint sa capacité nominale de 650 000 barils par jour en février 2026. Elle est aujourd’hui la plus grande raffinerie à train unique du monde.

La décision finale reste suspendue aux engagements du président kényan William Ruto. « La balle est dans le camp du président Ruto. Ce qu’il dira, je le ferai », a précisé le milliardaire nigérian.

L’idée d’une raffinerie régionale en Afrique de l’Est a émergé lors du sommet Africa We Build, organisé à Nairobi fin avril 2026 par l’Africa Finance Corporation. À cet événement, le président kényan William Ruto et son homologue ougandais Yoweri Museveni avaient annoncé des discussions autour d’un projet de raffinerie commune, avec le port tanzanien de Tanga comme site pressenti.

Raffinerie Dangote au Kenya : Mombasa, hub énergétique de demain ?

Le Kenya importe environ 90 % de ses besoins en carburant, ce qui le rend très vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux et aux ruptures d’approvisionnement. Une raffinerie à Mombasa s’appuierait sur le réseau de distribution du port déjà en place vers l’Ouganda, le Rwanda et le Soudan du Sud.

Si le projet aboutit, le Kenya pourrait se positionner comme un hub régional de carburant, au service de pays voisins tels que l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et une partie de la République démocratique du Congo. Le pays dispose d’une infrastructure portuaire et d’un réseau de pipelines déjà opérationnels. Ces éléments représentent un avantage décisif sur les autres sites candidats de la sous-région.

Le Kenya avait autrefois une raffinerie via la Kenya Petroleum Refineries Limited à Mombasa. Celle-ci a fermé ses portes en 2013, après des années de difficultés opérationnelles. Depuis lors, le pays dépend entièrement des importations de produits raffinés, malgré la découverte de pétrole brut à Turkana. Ce vide industriel dure depuis plus d’une décennie.

Pour Dangote, l’implantation au Kenya s’inscrit dans une stratégie de substitution aux importations à l’échelle du continent. Il a posé des conditions claires : accès au foncier, soutien financier est-africain, et surtout une protection tarifaire contre les carburants bon marché venus de Russie ou d’Inde. « Il n’existe aucune raffinerie au monde qui puisse survivre sans cette protection », a-t-il affirmé.

Si un accord est conclu, Dangote a estimé un délai de réalisation de quatre à cinq ans après signature. « Si nous avons un accord, nous pouvons débuter cette année », a-t-il précisé. C’est serré le calendrier, et la fenêtre politique favorable pourrait ne pas durer.

La raffinerie de Lagos affiche déjà son ambition continentale. En octobre 2025, Dangote a annoncé un projet d’expansion pour porter sa capacité à 1,4 million de barils par jour. Ce qui la placerait devant la raffinerie de Jamnagar en Inde. Depuis l’atteinte de sa pleine capacité, la raffinerie de Lagos exporte déjà du carburant vers plusieurs pays africains, dont la Tanzanie.

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