Le Sénégal muscle son offre d’eau potable dans les localités riveraines du fleuve Sénégal, où les stations de traitement datent de la fin des années 1990. L’approvisionnement en eau au nord du Sénégal doit désormais répondre à une demande croissante, portée à la fois par la croissance démographique des villes concernées et par les besoins de l’agriculture irriguée.
Le ministère sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement a annoncé un investissement de 28,5 milliards de FCFA pour renforcer l’approvisionnement en eau potable des villes de Richard Toll, Dagana, Podor et Matam. Le ministre Cheikh Tidiane Dièye doit présider, les 23 et 24 juillet 2026, les cérémonies de lancement des travaux à Dagana, Podor et Matam, les chantiers de Richard Toll ayant déjà démarré en 2025.
Les stations de mobilisation d’eau existantes dans les localités fluviales du nord du Sénégal ont été réalisées entre 1997 et 1999, dans le cadre du Projet d’alimentation en eau potable des six centres fluviaux.
Soumises à plusieurs décennies d’exploitation, ces installations ont fait l’objet de plusieurs opérations de maintenance et de réhabilitation pour préserver leur fonctionnalité.
C’est dans la continuité de cet effort que s’inscrit le nouveau projet d’approvisionnement en eau au nord du Sénégal, porté par l’État en partenariat avec l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal.
À Dagana, les travaux prévoient la construction d’une nouvelle station de traitement de 4 000 m³ par jour, la réhabilitation de la station existante, la construction d’un château d’eau de 2 000 m³ et le renforcement du réseau de distribution. L’objectif affiché est d’améliorer l’approvisionnement en eau pour la consommation domestique et les usages agricoles.
À Podor, le projet prévoit la construction d’une nouvelle station de traitement de 5 000 m³ par jour, la réhabilitation de la station existante, un château d’eau de 2 000 m³ et le renforcement du réseau de distribution, avec l’ambition de garantir une meilleure disponibilité de la ressource et de favoriser l’inclusion et le développement économique et social de la ville.
Les interventions prévues à Matam portent sur la réhabilitation de la station de traitement existante, la réalisation et l’équipement d’un forage, la construction d’un château d’eau de 2 000 m³ et le renforcement du réseau de distribution.
La mise en œuvre de ces travaux traduit la volonté de l’État sénégalais de renforcer durablement les infrastructures d’approvisionnement en eau au bénéfice des populations riveraines du fleuve Sénégal. Au-delà de ses retombées agricoles et sociales, ce projet d’approvisionnement en eau au nord du Sénégal s’inscrit dans le référentiel Vision Sénégal 2050, qui pose l’accès inclusif à l’eau comme un principe structurant du développement du pays.