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Classement : la nouvelle garde féminine de la finance africaine

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Classement des femmes africaines les plus puissantes de la finance. Dirigeantes de banques aux bilans stratosphériques, régulatrices de premier plan ou gardiennes des réformes macroéconomiques : en 2026, les femmes africaines s’imposent au sommet de la finance mondiale et continentale. Décryptage des dix figures incontournables dont l’influence redessine les flux financiers.

Elles dirigent des banques dont les bilans se chiffrent en centaines de milliards, supervisent le commerce mondial depuis Genève, pilotent les réformes économiques de nations entières et régulent des systèmes financiers qui irriguent des dizaines de millions de personnes.

En 2026, les femmes africaines les plus puissantes de la finance occupent des positions d’autorité que leurs prédécesseurs masculins ont longtemps considérées comme leur chasse gardée. Ce classement Ocean’s News retient dix figures dont l’influence est mesurable, documentée et actuelle. Il couvre un périmètre délibérément large : banquières, régulatrices, dirigeantes institutionnelles, décideuses politiques. Ce qui les rassemble, c’est l’échelle de leur pouvoir sur les flux d’argent du continent.

En 2019, le Nigeria ne comptait qu’une seule femme à la tête d’une grande banque. Ce nombre est monté à 11 en début 2024, avant de redescendre à 9 en 2025. Ce mouvement en dents de scie montre que la nature du pouvoir féminin dans la finance africaine progresse, mais reste fragile sans ancrage institutionnel durable.

L’Afrique subsaharienne se classe cinquième au monde en matière de participation économique féminine, avec un score de 67,5 %, soit une progression de 4,8 points depuis 2006, selon le Global Gender Gap Report du Forum Économique Mondial. Ces dix femmes sont à la fois le symbole et le moteur de cette progression. 

Ce classement des femmes africaines les plus puissantes de la finance repose sur quatre critères. Le premier est l’échelle du pouvoir exercé : taille du bilan ou du budget sous responsabilité, nombre de pays couverts, nombre de personnes ou d’entreprises impactées. Le deuxième est la nature de la fonction. Les profils retenus exercent une autorité réelle sur des décisions financières à fort impact.

Le troisième est la reconnaissance internationale. Classements Fortune, Forbes, African Business, distinctions sectorielles. Le quatrième est l’actualité. Toutes les données citées sont issues de sources publiées entre janvier 2025 et avril 2026. Les sources mobilisées incluent la page officielle de l’OMC, African Business Women in Leadership 2026, Finance in Africa, Fortune Most Powerful Women 2025 et les rapports annuels des institutions concernées.

Classement des femmes africaines les plus puissantes de la finance : le Top 10

  • 1. Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (Nigéria)

Ngozi Okonjo-Iweala est la femme africaine la plus influente dans la sphère financière mondiale. Elle est la septième directrice générale de l’OMC, la première femme et la première Africaine à occuper ce poste. Son premier mandat a couru du 1er mars 2021 au 31 août 2025. Reconduite le 29 novembre 2024, elle a entamé son second mandat de quatre ans le 1er septembre 2025.

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Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce depuis 2021,

Née le 13 juin 1954 à Ogwashi-Ukwu, dans le Delta du Niger, son père le Professeur Chukwuka Okonjo était le roi de la famille royale d’Ogwashi-Ukwu et professeur d’économie. Sa mère était professeure de sociologie. Elle fait ses études supérieures à Harvard, puis au MIT où elle obtient un doctorat en économie régionale et développement.

Ngozi Okonjo-Iweala a consacré 25 ans à la Banque mondiale, où elle a grimpé jusqu’au poste de directrice générale des opérations. Elle a supervisé un portefeuille de 81 milliards de dollars en Afrique, en Asie du Sud et en Europe. Elle a servi deux fois comme ministre des Finances du Nigéria, de 2003 à 2006 puis de 2011 à 2015, et brièvement comme ministre des Affaires étrangères en 2006, première femme à occuper ces deux postes dans l’histoire du pays.

Avec sa casquette de ministre des Finances, elle a mené les négociations avec le Club de Paris qui ont abouti à l’effacement de 30 milliards de dollars de la dette nigériane, dont 18 milliards annulés. Son second mandat à l’OMC s’ouvre dans un contexte commercial mondial de haute tension, où elle pilote simultanément les dossiers agricoles, les mécanismes de règlement des différends et les négociations sur les subventions à la pêche.

  • 2. Mary Vilakazi, Directrice générale de FirstRand Group (Afrique du Sud)

Mary Vilakazi vient en deuxième position de notre classement des 10 femmes africaines les plus puissantes de la finance. Elle dirige FirstRand, le groupe financier africain le mieux valorisé en Bourse. 

Mary Vilakazi, directrice générale de FirstRand Group
Mary Vilakazi, directrice générale de FirstRand Group

Née en août 1977, elle grandit à Alexandra, un township de Johannesburg. Sa mère était comptable. Elle bénéficie d’une bourse du Rotary Fund pour financer sa scolarité dans un établissement privé de Braamfontein. Elle obtient un Bachelor of Commerce en 1999, puis un Honours en 2000.

Mary Vilakazi débute sa carrière chez PwC, où elle devient l’une des plus jeunes associées mondiales du cabinet en 2005. Elle rejoint ensuite MMI Holdings comme directrice financière puis directrice générale adjointe. En 2018, elle intègre FirstRand comme directrice des opérations. Le 1er avril 2024, elle devient la première femme PDG de FirstRand, le deuxième dirigeant noir du groupe après Sizwe Nxasana, et la première femme à diriger une grande banque sud-africaine depuis Maria Ramos à Absa.

FNB, la marque phare de FirstRand, a enregistré une croissance des bénéfices à deux chiffres en Afrique du Sud pour les six mois à fin décembre 2025, avec plus de 15 milliards de rands de profit sur la même période de l’année précédente. FirstRand emploie environ 50 000 personnes dans le monde et est présent dans 20 pays africains. Mary Vilakazi détient directement 0,016 % des actions de FirstRand, d’une valeur de 4,59 millions de dollars. Elle figure dans le classement Fortune Most Powerful Women 2025.

  • 3. Adaora Umeoji, Directrice générale de Zenith Bank (Nigéria)

Adaora Umeoji est la dirigeante de banque africaine la plus médiatisée de 2025-2026. Elle est devenue la première femme directrice générale de Zenith Bank en juin 2024, succédant à Ebenezer Onyeagwu après 34 ans d’histoire de l’institution. Alumna de Harvard Business School, Columbia Business School, MIT Sloan et Wharton, elle cumule des formations en sociologie, comptabilité, droit, administration des affaires et un doctorat en gestion des entreprises.

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Adaora Umeoji, directrice générale de Zenith Bank depuis juin 2024

Les résultats parlent d’eux-mêmes. Pour l’exercice 2025, Zenith Bank affiche des revenus bruts de 4,19 trillions de nairas, contre 3,97 trillions en 2024, soit une progression de 6 %. Le bénéfice net atteint 1,04 trillion de nairas. Le revenu net d’intérêts a progressé de 53 % à 2,6 trillions de nairas. Les actifs totaux de la banque ont atteint 20,2 milliards de dollars au premier trimestre 2025. 

Zenith Bank a été désignée meilleure banque du Nigéria aux Euromoney Awards for Excellence 2025 et maintient sa position de numéro un au Nigéria par le capital Tier 1 pour la seizième année consécutive selon The Banker’s Top 1000 World Banks 2025.

  • 4. Nadia Fettah Alaoui, Ministre de l’Économie et des Finances (Maroc)

Nadia Fettah Alaoui est la décideuse économique la plus influente d’Afrique du Nord en 2026. Quatrième de ce classement des 10 femmes africaines les plus puissantes de la finance en 2026, elle débute sa carrière en 1997 comme consultante chez Arthur Andersen. Elle prend ensuite la direction générale de Saham Finances, filiale du groupe Saham Pan Africa, avant d’entrer au gouvernement en 2019 comme ministre du Tourisme. En octobre 2021, elle est nommée ministre de l’Économie et des Finances du Maroc, première femme à occuper ce poste dans l’histoire du pays.

Nadia Fettah Alaoui
Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances du Maroc depuis octobre 2021

Aux African Banker Awards 2025, organisés à Abidjan en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, elle est primée Ministre des Finances de l’année, une distinction qui salue ses réformes macroéconomiques et sa capacité à renforcer le climat d’investissement du Maroc. Le FMI prévoit une croissance de 4,4 % pour le Maroc en 2026. Avec un budget d’infrastructure lié à la Coupe du monde 2030, estimé à 35 milliards de dollars, ses décisions engagent l’économie marocaine pour la décennie.

  • 5. Bolaji Agbede, ancienne DG par intérim d’Access Holdings, Executive Director (Nigéria)

Bolaji Agbede est l’une des figures les plus remarquables de la finance africaine de ces deux dernières années. Après le décès brutal de Herbert Wigwe, PDG d’Access Holdings, en février 2024, elle est nommée directrice générale par intérim du groupe.

Sous sa direction transitoire, Access Bank, la plus grande banque nigériane par les actifs, est devenue la première à satisfaire aux nouvelles exigences de recapitalisation de la Banque centrale du Nigéria, en levant 351 milliards de nairas via une émission de droits, bien avant la deadline de 2026. Les revenus bruts du groupe ont progressé de 133,5 % à 2,2 trillions de nairas au premier semestre 2024.

Après 18 mois, le conseil d’administration a nommé Innocent Ike comme PDG permanent en août 2025. Bolaji Agbede est largement créditée d’avoir stabilisé la banque après la mort de Wigwe et d’avoir mené à bien la levée de capitaux de 351 milliards de nairas. Directrice exécutive fondatrice d’Access Holdings et vétérane de 27 ans du secteur, elle reste l’une des figures les plus respectées de la banque nigériane et l’une des femmes africaines les plus puissantes de la finance.

  • 6. Fundi Tshazibana, Première femme noire Gouverneure adjointe de la Banque de réserve sud-africaine (Afrique du Sud)
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Fundi Tshazibana, première femme noire gouverneure adjointe de la Banque de réserve sud-africaine et PDG de l’Autorité prudentielle, Afrique du Sud.

Fundi Tshazibana occupe une position unique dans le paysage financier africain. Elle est la première femme noire gouverneure adjointe de la Banque de réserve sud-africaine (SARB) et PDG de son Autorité prudentielle, qui régule les banques, les assureurs et les conglomérats financiers.

Son rôle est l’un des plus techniques et des moins visibles du continent. Mais son influence sur la solidité du système financier sud-africain, et par extension, sur celui de l’Afrique australe, est profonde. L’Autorité prudentielle supervise les bilans cumulés de plusieurs dizaines de milliards de dollars d’actifs. 

  • 7. Bola Adesola, Présidente du conseil d’administration d’Ecobank Nigeria (Nigéria)

Bola Adesola apporte à ce classement des femmes africaines les plus puissantes de la finance une dimension rare. Elle a plus de trois décennies d’expérience bancaire au plus haut niveau, convertie en un pouvoir de gouvernance et d’influence sectorielle.

Bola Adesola, présidente du conseil d'administration d'Ecobank Nigeria
Bola Adesola, présidente du conseil d’administration d’Ecobank Nigeria et ancienne CEO de Standard Chartered Bank Nigeria

Après plus de 32 ans dans le secteur bancaire nigérian, notamment comme MD/CEO de Standard Chartered Bank Nigeria et Afrique de l’Ouest, elle préside aujourd’hui le conseil d’administration d’Ecobank Nigeria. Elle a cofondé le chapitre africain du 30% Club, une initiative qui milite pour la représentation des femmes dans les conseils d’administration des entreprises.

Ecobank Nigeria est la filiale la plus importante du groupe panafricain Ecobank, présent dans 33 pays. La présidence de son conseil d’administration est une fonction de gouvernance qui supervise la stratégie, les décisions de capital et la conformité réglementaire d’une institution dont les transactions traversent le continent entier.

  • 8. Leila Bouamatou, Directrice générale de la Générale de Banque de Mauritanie (Mauritanie)

Leila Bouamatou est la première femme à avoir dirigé une banque en Mauritanie. Dans un pays et dans un secteur où cette percée n’avait rien d’acquis, son parcours reste une référence pour l’Afrique francophone.

Leila Bouamatou, directrice générale de la Générale de Banque de Mauritanie
Leila Bouamatou, directrice générale de la Générale de Banque de Mauritanie

Diplômée d’une école de commerce en Suisse, d’un master en Espagne et d’un doctorat aux États-Unis, elle a débuté sa carrière chez Deloitte en Tunisie, puis à la BMCE à Londres, avant d’intégrer la Générale de Banque de Mauritanie (GBM) en 2009 comme responsable du Trésor.

Primée Banquière de l’année aux Financial Afrik Awards, elle a transformé la GBM en institution de référence sur la place de Nouakchott. La Mauritanie entre dans une phase de transformation économique accélérée, portée par l’exploitation de ses ressources gazières offshore.

Le champ Grand Tortue Ahmeyim, partagé avec le Sénégal, a commencé à produire en 2024. Dans ce contexte, le rôle de la GBM comme intermédiaire entre les grandes infrastructures de financement et le tissu économique local est plus stratégique que jamais.

  • 9. Amina Mohammed, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies (Nigéria)
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Amina Mohammed, secrétaire générale adjointe des Nations Unies depuis 2017

Amina Mohammed est l’une des Africaines les plus influentes dans la gouvernance financière mondiale. Ancienne ministre de l’Environnement du Nigéria et architecte des Objectifs de développement durable de l’ONU, elle occupe depuis 2017 le poste de secrétaire générale adjointe des Nations Unies.

Son influence sur la finance africaine s’exerce à travers les mécanismes de financement du développement. Elle pèse sur les décisions d’allocation des fonds multilatéraux, sur les conditions d’accès au financement climatique pour les pays africains et sur les négociations sur la dette souveraine. 

  • 10. Carine Coura Sène, Directrice régionale de Wave Mobile Money pour la zone UEMOA (Sénégal)
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Carine Coura Sène, directrice régionale de Wave Mobile Money pour la zone UEMOA

Carine Coura Sène représente une nouvelle catégorie de pouvoir financier africain : celui qui s’exerce non pas depuis un siège de banque centrale ou un ministère, mais depuis une plateforme de paiement mobile qui redessine les habitudes financières de dizaines de millions de personnes. Elle est la directrice régionale de Wave Mobile Money pour la zone UEMOA, supervisant les opérations au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Burkina Faso.

Wave a construit sa croissance sur un modèle radical. Zéro frais sur les transactions, là où les opérateurs historiques prélevaient entre 1 et 3 %. Ce positionnement lui a permis de capturer des parts de marché significatives dans des pays où la bancarisation reste faible mais le mobile money est omniprésent. 

Dans la seule zone UEMOA, Wave traite des milliards de transactions annuelles. Carine Coura Sène pilote cette expansion régionale dans un environnement réglementaire complexe et une compétition de plus en plus féroce, sur une population de plus de 130 millions de personnes.

Le pouvoir financier féminin en Afrique

Ces dix femmes exercent leur pouvoir depuis des positions différentes. Certaines dirigent des bilans. D’autres régulent des systèmes. D’autres encore pilotent des réformes ou supervisent des flux de paiements. Ce qui les unit, c’est l’échelle. Leurs décisions affectent des millions de personnes, des dizaines de milliards de dollars d’actifs et des trajectoires économiques nationales.

Au Nigeria, de 2019 à 2024, le nombre de femmes à la tête de grandes banques est passé d’une à onze. Il est redescendu à neuf en 2025. Ce reflux est plus qu’un chiffre. C’est le signe que les percées sans ancrage institutionnel restent réversibles. La présence de ces dix femmes au sommet de la finance africaine est réelle. Sa pérennité dépendra de la capacité des institutions à transformer des exceptions remarquables en règle ordinaire.

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