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Sénégal : 400 milliards de FCFA pour résorber la crise du logement

Sénégal : 400 milliards de FCFA pour résorber la crise du logement Sénégal : 400 milliards de FCFA pour résorber la crise du logement

Le Sénégal a officiellement lancé Kajom Capital, vendredi 15 mai 2026, son nouveau fonds d’investissement pour le logement. Porté par le FONSIS avec l’appui de la Société Financière Internationale (SFI), ce mécanisme de location-vente de longue durée veut s’attaquer à un déficit estimé à 500 000 logements. L’accès à la propriété change de visage.

Fini les problèmes du logement au Sénégal. Le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques du Sénégal (FONSIS) a présenté Kajom Capital le 13 mai 2026 au Collectif des journalistes économiques du Sénégal. Le lancement officiel a suivi deux jours plus tard, sous la présidence du ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana. Sixième véhicule financier du FONSIS, ce dispositif est né d’un partenariat avec la Société Financière Internationale, filiale de la Banque mondiale. Son directeur général, Babacar Gning, l’a résumé sans détour devant la presse : « Kajom Capital n’est pas un promoteur immobilier, c’est un instrument financier. »

Le mécanisme est simple dans son principe. Kajom Capital achète des logements auprès de promoteurs agréés, puis les propose aux ménages éligibles sous forme de location-vente. Les contrats peuvent s’étaler sur dix à quinze ans, contre six à sept ans pour un crédit bancaire classique. Cette durée allongée allège les mensualités et rend le coût final comparable à celui d’un prêt ordinaire, selon la directrice des investissements sectoriels du FONSIS, Fama Diop. Le dispositif se positionne ainsi comme une troisième voie, après l’auto-construction et le prêt hypothécaire.

Le pays souffre d’un déficit de logements estimé à 500 000 unités en 2025, selon les données de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). La pression est particulièrement forte dans la région de Dakar, sous l’effet d’une croissance démographique soutenue et d’une forte demande urbaine. Les mécanismes existants excluent de fait une large partie de la population, notamment les travailleurs du secteur informel. Kajom Capital entend corriger cette inégalité d’accès de manière structurelle.

L’éligibilité au dispositif repose sur la capacité à justifier de revenus réguliers, et non sur la détention d’un contrat de travail formel. Les candidats pourront produire des quittances de loyer, des factures d’eau ou d’électricité, des relevés bancaires ou des historiques de transactions via les plateformes de mobile money. « Il y a beaucoup de personnes de l’économie informelle dont les revenus sont supérieurs à ceux du secteur formel », a affirmé Babacar Gning. Un système de scoring inspiré de modèles asiatiques, notamment indonésiens, viendra évaluer ces profils non conventionnels.

Kajom Capital : des performances chiffrées au service du logement Sénégal

La phase pilote démarre en 2026 avec 200 logements et une enveloppe initiale de 5 milliards de francs CFA. Le FONSIS prévoit ensuite 1 000 logements annuels pour 2027 et 2028, puis 2 000 unités par an à partir de 2029. L’objectif global est de 20 000 logements sur dix ans, avec un financement total de 400 milliards de francs CFA confirmé par l’APS. Un deuxième closing de 25 milliards de FCFA est attendu avant la fin de l’année 2026 pour amorcer la deuxième phase, selon le portail SenePlus.

Le programme cible plusieurs segments du marché : logements sociaux, logements économiques et moyen standing. La diaspora sénégalaise fait partie des bénéficiaires visés. Elle pourra acquérir un logement pour elle-même ou pour des proches sans recourir aux circuits hypothécaires classiques. L’initiative s’inscrit pleinement dans la Vision Sénégal 2050, stratégie nationale de transformation économique pilotée par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye.

Reste un obstacle réel à lever. La location-vente souffre encore d’une double taxation qui alourdit le coût final pour le consommateur. Fama Diop l’a reconnu lors de la présentation : le succès du dispositif dépendra en partie d’une révision de ce cadre fiscal. Le FONSIS a indiqué travailler sur cette question avec les autorités compétentes.

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