Publicité

Restez au courant des actualités les plus importantes

En cliquant sur le bouton « S'abonner », vous confirmez que vous avez lu et que vous acceptez nos conditions d'utilisation.
Côte d'Ivoire : le plan d'Abidjan pour exploiter 11 millions de carats de diamant cachés
GoMyCode : la pépite tunisienne qui forme l’Afrique aux métiers du numérique

GoMyCode : la pépite tunisienne qui forme l’Afrique aux métiers du numérique

GoMyCode GoMyCode
©️GoMyCode

GoMyCode a bâti en huit ans un réseau de hackerspaces dans dix pays africains et au Moyen-Orient. Avec 8,85 millions de dollars levés, des partenariats avec Google, Microsoft et Meta, et 80 % de ses diplômés placés en emploi, la startup des frères Bouhlel est  devenue au fil des années l’une des références de la formation technologique en Afrique.

En Afrique et au Moyen-Orient, 50 % des jeunes diplômés se retrouvent au chômage, pendant que des centaines de milliers de postes dans les métiers du numérique restent sans candidats qualifiés. D’ici 2030, le nombre de jeunes en Afrique augmentera de 42 %. Ce fossé entre la démographie et les compétences disponibles, GoMyCode a décidé de le combler, un hackerspace à la fois, depuis Tunis jusqu’à Lagos, Abidjan et Riyad.

L’histoire de GoMyCode commence avec Yahya Bouhlel, après un stage dans la Silicon Valley à seulement 16 ans. De retour en Tunisie, il constate le vide entre les formations traditionnelles et les besoins réels du marché du travail numérique. Il lance GoMyCode durant l’été de son bac pour transmettre les connaissances acquises aux États-Unis. Les débuts sont modestes : 30 étudiants.

Après une année sabbatique, la startup remporte le concours BlooMMasters du MIT, ce qui lui permet de gagner 30 000 dinars tunisiens. Ces premiers fonds servent à ouvrir un hackerspace à Tunis, puis à Sousse et Sfax. Son frère Amine Bouhlel, de retour de Londres, le rejoint comme cofondateur et directeur des opérations.

Le modèle pédagogique se précise rapidement. GoMyCode combine une plateforme d’apprentissage en ligne et des espaces physiques avec l’assistance d’instructeurs locaux. Les cours sont dispensés en douze langues locales. L’apprentissage est actif, rythmé par des projets concrets et des points de validation réguliers.

GoMyCode, des résultats qui parlent

GoMyCode
©️GoMyCode

En octobre 2020, GoMyCode lève 850 000 dollars auprès de Wamda Capital, Meninx Holding, Anava Seed Fund et Jasminum Capital. La startup lance ses opérations en Algérie, au Maroc, au Nigeria, en Côte d’Ivoire, en Égypte, au Bahreïn et en France.

En 2022, un tour de Série A de 8 millions de dollars, mené par AfricInvest, Proparco et Wamda Capital, accélère l’expansion. GoMyCode ajoute 30 nouveaux hackerspaces et entre dans trois nouveaux pays. En 2025, la startup ouvre son premier hackerspace en Arabie Saoudite, à Riyad, au sein de The Garage, l’un des principaux hubs d’innovation du Royaume.

Au Maroc, GoMyCode développe des partenariats avec Microsoft, Google, Meta, Nvidia, AWS et la GIZ. Pour 2025, la startup prépare le lancement d’un Master of Science en ingénierie logicielle via sa School of Technology.

Les chiffres de GoMyCode résistent à l’examen. La startup a réussi à placer 80 % de ses étudiants dans le cadre d’un programme de placement. Elle affiche 70 % de taux de complétion de ses bootcamps et un taux d’employabilité équivalent pour ses diplômés.

Chaque mois, plus de 1 000 nouveaux étudiants s’inscrivent à l’un des 30 cours de GoMyCode. La startup compte plus de 1 500 instructeurs répartis sur l’ensemble de ses marchés.

D’ici 2030, le déficit mondial en talents tech est estimé à 200 millions de profils. GoMyCode construit, pays par pays, la réponse africaine à cette pénurie. La startup tunisienne est une véritable infrastructure de capital humain pour un continent dont la prochaine décennie se jouera en grande partie sur sa capacité à former des développeurs, des data scientists et des spécialistes en intelligence artificielle.

Restez au courant des actualités les plus importantes

En cliquant sur le bouton « S'abonner », vous confirmez que vous avez lu et que vous acceptez nos conditions d'utilisation.
Add a comment Add a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Article précédent
Production de diamant en Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire : le plan d'Abidjan pour exploiter 11 millions de carats de diamant cachés

Publicité