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Ghana : le MAFDE finance de 2 millions de dollars les besoins des agriculteurs en engrais

Le Mécanisme africain de financement du développement des engrais (MAFDE) finance, à hauteur de 2 millions, les besoins des agriculteurs ghanéens en engrais.

Dans le but d’améliorer l’accès des agriculteurs aux engrais, le MAFDE finance à hauteur de 2 millions de dollars ETG Inputs Ghana Limited pour soutenir la livraison d’engrais à 200 000 exploitants agricoles, dans quatre régions du Ghana. 

Les régions ciblées par cet accord sont les régions du Haut Ghana oriental, des Savanes, du Nord-Est et du Nord. « Cette mesure permettra de remédier aux pénuries actuelles et d’améliorer les rendements, la sécurité alimentaire et les revenus des agriculteurs dans les quatre régions », indique un communiqué publié par le MAFDE.

À l’issue de cet accord, ETG Inputs Ghana Limited aura pour tâche de livrer 10 000 tonnes d’engrais à des grossistes qui les distribueront, par l’intermédiaire de détaillants, aux agriculteurs des régions concernées. Le mécanisme de renforcement du crédit permettra donc de réduire les risques liés à la vente d’engrais à crédit aux grossistes par les fournisseurs. Ce qui peut limiter l’accès des agriculteurs à des engrais de bonne qualité.

« Ce projet avec ETG intervient à un moment où les agriculteurs africains – qui se remettent à peine des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 – font désormais face à une hausse des prix du marché des engrais, due en grande partie à la guerre russo-ukrainienne », affirme Dr Beth Dunford, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social. 

La guerre en Ukraine en a pour quelque chose dans la pénurie des engrais en faisant hausser les prix et réduisant l’approvisionnement. Au Ghana, la pénurie d’engrais affecte dorénavant 60 % de l’offre. Le pays voit pulvérisé le coût du sac de 50 kilogrammes d’engrais à base d’azote, de phosphore et de potassium d’usage courant. Il est passé de 26 dollars en novembre 2021 à 46 dollars en avril 2022, selon les données statistiques de l’initiative Africa Fertilizer, une structure qui recueille des données, des statistiques et des informations sur les engrais en Afrique.  

Ashish Lakhotia, directeur général de la branche engrais et intrants agricoles chez ETG, a déclaré que la production et la distribution d’engrais peuvent être coûteuses. « Il est essentiel d’assurer des possibilités de partage des risques pour créer un environnement de confiance qui conduise à la disponibilité des engrais pour les petits exploitants agricoles », renchérit-il.

RENAISSANCE, ELVIRA BIKOUA

Isabelle SODOKIN

Rédactrice Web chez Ocean's News

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