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Marième Jamme : la diplomate du code qui veut éduquer un million de filles

Marième Jamme : la diplomate du code qui veut éduquer un million de filles

Marième Jamme Marième Jamme

Elle ne vient pas du sérail technologique. Marième Jamme y est entrée tard, sans formation académique classique, sans réseau, sans trajectoire balisée. Et pourtant, son nom circule aujourd’hui dans les forums où se discutent les règles du numérique.

Née à Dakar, Marième Jamme quitte le Sénégal dans un contexte personnel instable. Elle arrive en Europe sans repères, enchaîne des emplois précaires, apprend seule à lire et à écrire à l’adolescence, puis découvre le code dans une bibliothèque au Royaume-Uni. Cette entrée tardive dans le savoir structure la suite. Chez elle, la technologie n’est pas un secteur. C’est un outil d’accès.

Avant de s’installer dans l’écosystème numérique, Marième Jamme passe par la communication et les relations publiques. Elle travaille avec des entreprises internationales, notamment dans la finance et la technologie, et observe les circuits de décision. Elle comprend où se construit l’influence. Elle comprend aussi qui en est absent.

Le basculement intervient à la fin des années 2000. Marième Jamme fonde SpotOne Global Solutions, une structure qui accompagne des entreprises technologiques dans leur implantation entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient . Le positionnement est clair. Elle se place à l’interface entre marchés.

Dans le même temps, Marième Jamme s’insère dans les réseaux internationaux. En 2013, le Forum économique mondial la nomme Young Global Leader. Elle rejoint ensuite le conseil de la World Wide Web Foundation et devient la première femme noire à y siéger. Sa présence dans ces espaces marque une étape. Elle ne représente pas une entreprise. Elle porte un sujet.

Ce sujet prend forme en 2016 avec la création de iamtheCODE. L’initiative vise à former un million de jeunes filles au code d’ici 2030, en mobilisant États, entreprises et investisseurs. Le projet s’étend progressivement à plusieurs dizaines de pays, y compris dans des zones marginalisées et des camps de réfugiés.

Marième Jamme, entre influence et terrain

Marième Jamme

Le positionnement reste constant. La question n’est pas seulement technologique. Elle est sociale. L’accès aux compétences conditionne l’accès au marché du travail. Dans de nombreux pays africains, cet accès reste limité, en particulier pour les femmes.

En parallèle, Marième Jamme développe une activité d’investissement et de conseil. Elle accompagne des projets dans l’éducation, les services numériques et l’innovation sociale. Elle intervient aussi auprès d’institutions publiques et d’organisations internationales. Son rôle consiste à traduire des enjeux globaux dans des contextes locaux.

Sa trajectoire épouse une évolution plus large. Depuis une dizaine d’années, les écosystèmes technologiques africains se structurent. Les startups se multiplient, les financements progressent, les États s’organisent. Mais les déséquilibres persistent. L’accès à la formation reste concentré. Les compétences ne suivent pas toujours le rythme.

C’est dans cet écart que se situe l’action de Marième Jamme. Entre les centres de décision et les terrains d’apprentissage. Entre les discours sur la transformation digitale et la réalité des parcours. Sa présence dans les forums internationaux prolonge cette logique. Elle intervient dans les débats sur la gouvernance d’Internet, les politiques publiques et l’inclusion numérique. Elle y défend une approche simple. Sans formation, la transformation reste incomplète.

Au fil des années, Marième Jamme s’impose comme une interlocutrice sur ces questions. Ni pure entrepreneure, ni responsable institutionnelle. Une position hybride, construite à partir de son parcours. Reste une question. Celle du passage à l’échelle.

Les initiatives comme iamtheCODE répondent à un besoin identifié. Mais leur impact dépend de leur capacité à s’inscrire dans des politiques publiques durables. À mesure que le numérique devient un enjeu stratégique pour les économies africaines, cette articulation devient centrale.

Pour Marième Jamme, la suite se joue là. Dans le passage de l’initiative à la structure. Dans la capacité à transformer un engagement individuel en levier collectif.

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