Publicité

Restez au courant des actualités les plus importantes

En cliquant sur le bouton « S'abonner », vous confirmez que vous avez lu et que vous acceptez nos conditions d'utilisation.

Babacar Seck : le banquier de la tech générationnelle

Babacar Seck, fondateur et Managing Partner d'Askya Investment Partners Babacar Seck, fondateur et Managing Partner d'Askya Investment Partners
Babacar Seck, fondateur et Managing Partner d'Askya Investment Partners

Né à Dakar, formé à Sciences Po, passé par AXA et Proparco, Babacar Seck a construit dix ans d’expérience au cœur du capital-risque africain avant de lancer Askya Investment Partners en 2024. Son pari est de financer la prochaine génération de géants technologiques africains.

17 startups financées et plus de 120 millions de dollars de profits retournés à des investisseurs. Une introduction en bourse au New York Stock Exchange. Quand il fonde Askya Investment Partners en 2024, Babacar Seck sait exactement ce qu’il cherche : des entrepreneurs africains capables de bâtir des entreprises technologiques de dimension mondiale, des compagnies générationnelles.

Il grandit à Dakar. Au lycée, Babacar Seck suit une terminale S spécialité mathématiques. Sa trajectoire semble tracée vers l’ingénierie, les énergies renouvelables, le développement du continent par la technique. Mais la curiosité l’emporte sur la spécialisation.

Il choisit Sciences Po. D’abord le campus du Havre, au sein du Collège universitaire, où il côtoie des étudiants coréens et singapouriens déjà rompus au leadership associatif et entrepreneurial. Ce contact le transforme. Il joue au basket au Dakar University Club, avait créé un club de philosophie, mais au Havre, il découvre l’initiative comme discipline. Il enchaîne avec le master en Finance et Stratégie à Sciences Po Paris et sort diplômé en 2014.

À sa sortie de Sciences Po, Babacar Seck rejoint AXA, l’un des plus grands groupes d’assurance au monde. Il intègre le bureau du Président-Directeur Général. Quatre ans à travailler sur la transformation numérique du groupe, son expansion dans les marchés émergents, et des initiatives stratégiques à plusieurs milliards de dollars. Un poste d’observation rare pour comprendre comment les grandes entreprises mondiales pensent l’Afrique.

En 2015, il pivote vers l’investissement. Il rejoint Proparco, le bras privé de l’Agence Française de Développement, comme responsable d’investissement spécialisé dans les startups, les services financiers et les fonds de venture capital. Il devient membre fondateur du programme de capital-risque de Proparco, doté de 300 millions de dollars. Il y soutient des noms qui comptent aujourd’hui dans l’écosystème africain : Moniepoint, Jumia, GoMyCode, Complete Farmer. Il prend également la direction de Digital Africa, programme phare d’appui aux startups africaines.

Askya : le fonds des champions africains par Babacar Seck 

En 2024, Babacar Seck fonde Askya Investment Partners avec la conviction que l’Afrique peut produire des entreprises technologiques de classe mondiale. Le nom lui-même est une déclaration. Askya renvoie à Askia Mohamed, empereur songhaï du XVe siècle qui fit de Tombouctou un centre de savoir et de commerce transcontinental. Un choix délibéré pour un fonds qui veut ancrer son ambition dans l’histoire longue du continent.

Askya cible des entrepreneurs africains dans les technologies et l’intelligence artificielle : services financiers, éducation, productivité économique, infrastructures numériques. En 2025, le fonds recrute Yinka Osoba, vétérane de 13 ans chez Standard Bank sur les investissements en capital-risque au Nigeria, et Julien Gafarou, spécialiste de l’investissement à impact.

Babacar Seck siège au Steering Committee de l’African Financial Summit et aux Azalai Foundation Angels. En 2025, il intervient à l’Africa CEO Forum à Kigali aux côtés de dirigeants d’OpenAI, Visa et Dalberg pour débattre de l’opportunité africaine en intelligence artificielle.

Le venture capital africain reste sous-financé. Selon des données publiées par Partech Africa, les startups africaines ont levé 2,9 milliards de dollars en 2023, contre des dizaines de milliards pour les États-Unis ou l’Europe. Le continent manque moins de talents que de capitaux patients et de partenaires qui connaissent le terrain.

Babacar Seck connaît le terrain. Il a vu Moniepoint devenir une référence du financement des PME au Nigeria. Il a observé les erreurs de valorisation, les mauvaises structures de gouvernance, les fondateurs abandonnés après le premier chèque. Askya se positionne comme partenaire de long terme.

Le pari est risqué. Il est aussi cohérent avec dix ans de travail au service d’un seul objectif : faire émerger des champions technologiques africains capables de peser à l’échelle mondiale.

Restez au courant des actualités les plus importantes

En cliquant sur le bouton « S'abonner », vous confirmez que vous avez lu et que vous acceptez nos conditions d'utilisation.
Add a comment Add a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Article précédent
Jean Fall

Jean Fall : l'ambition d'un cinéma africain accessible partout

Article suivant
Rose Pola Pricemou

Rose Pola Pricemou : la maîtresse d'œuvre du renouveau numérique guinéen

Publicité