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Afrique du Sud : Bridgement lève 20,3 millions $ pour booster le crédit des PME

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Deux poids lourds bancaires sud-africains parient sur l’intelligence artificielle pour financer les petites entreprises. Rand Merchant Bank et Standard Bank injectent 20,3 millions de dollars dans la fintech Bridgement. L’opération met en lumière un rapprochement croissant entre banques traditionnelles et acteurs technologiques du crédit aux entreprises.

Les géants bancaires Rand Merchant Bank et Standard Bank s’unissent pour transformer le financement des petites entreprises en Afrique du Sud. Les deux institutions injectent 20,3 millions de dollars dans la fintech Bridgement. Grâce à l’intelligence artificielle et à l’analyse de données en temps réel.

Le 3 juillet 2026, la fintech sud-africaine Bridgement a annoncé avoir obtenu 330 millions de rands, soit 20,3 millions de dollars, sous forme de dette auprès de Rand Merchant Bank et Standard Bank. Cette enveloppe doit lui permettre d’élargir son portefeuille de prêts aux petites et moyennes entreprises, un segment où le déficit de financement dépasse 386 milliards de rands en Afrique du Sud.

Fondée en 2016 par Daniel Goldberg, la fintech Bridgement s’appuie sur les données financières en temps réel des comptes bancaires et des logiciels de comptabilité comme Xero et Sage. La fintech sud-africaine analyse des milliers de points de données financières et opérationnelles pour évaluer la solvabilité des entreprises. Ce modèle remplace les états financiers audités et les garanties exigées par les banques classiques.

Depuis son lancement, Bridgement a distribué plus de 2 milliards de rands de financement, soit environ 123 millions de dollars, à des PME sud-africaines. Les nouveaux fonds serviront à développer ce portefeuille de prêts. L’entreprise prévoit aussi de proposer sa technologie de souscription par intelligence artificielle à d’autres banques et grandes entreprises.

La fintech Bridgement pour combler le fossé

Les PME représentent près de 40 % du PIB sud-africain et environ 60 % des emplois du pays. Beaucoup restent écartées du crédit bancaire faute de documents financiers formels ou de garanties suffisantes. Ce déficit atteint entre 350 et 386 milliards de rands, selon les chiffres cités par l’entreprise.

Xolela Albert, responsable du financement structuré chez RMB, indique que la banque accompagne la fintech Bridgement  depuis plusieurs années. Il souligne que la fintech a démontré sa capacité à exécuter sa vision d’inclusion financière. Standard Bank rejoint l’opération et renforce la position de Bridgement dans un marché du crédit aux entreprises encore dominé par les circuits traditionnels.

Pour Daniel Goldberg, fondateur et Directeur général, les PME n’ont pas besoin de paperasse supplémentaire. Elles ont besoin d’un accès plus rapide au capital. Cette déclaration résume l’argument central de Bridgement face aux banques classiques, souvent jugées lentes dans leurs procédures d’octroi de crédit.

L’opération traduit une évolution plus large du secteur bancaire sud-africain. Les banques historiques, longtemps réticentes à financer les prêteurs technologiques, choisissent désormais de s’associer à eux plutôt que de développer en interne des outils similaires. Ce choix leur permet de gagner du temps sur un segment de marché jugé difficile d’accès.

Bridgement se positionne ainsi comme un fournisseur d’infrastructure de crédit pour d’autres institutions financières, au-delà de son activité de prêteur direct. Cette bascule pourrait redéfinir la manière dont les banques sud-africaines financent les petites entreprises dans les prochaines années.

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